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Dossier John Deere 6120 R AutoPowr : Haut de gamme et gourmand

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Dépollution. Avec le Tier 4 F, John Deere intègre l’AdBlue sur ses tracteurs. Le moteur de 4,5 l maison est équipé d’un Fap, d’un Doc et d’un double turbocompresseur (l’un à géométrie variable, l’autre à géométrie fixe), ainsi que du système SCR.

La qualité de finition et le confort sont parmi les meilleurs de ce test. À l’opposé, c’est le moteur qui consomme le plus.

Pour ce test, John Deere nous a fourni un tracteur bardé d’options. Notre 6120 de la série R est équipé de la boîte AutoPowr et du grand écran tactile. Toutes les commandes sont sur l’accoudoir.

Moteur 7/10

John Deere équipe son tracteur avec un bloc maison de 4,5 l. Le passage au Tier 4 F du moteur s’accompagne d’un système SCR et donc de l’AdBlue. Ce moteur est équipé d’un boost lui permettant de développer 123 ch de puissance maximale à 1 900 tr/min, contre 111 sans ce dernier. Il se classe en deuxième position pour la puissance, derrière le Valtra (également équipé d’un boost). Avec une consommation spécifique (mesurée sur 6 points) de 308 g/kWh, quand la moyenne est à 276 g/kWh, le John Deere arrive bon dernier pour la consommation. On atteint 27,6 centimes/kWh (27,2 de GNR et 0,4 d’AdBlue). Cependant, sa consommation spécifique moyenne d’AdBlue est la plus faible du test avec 10 g/kWh. Il n’est pas possible de mémoriser un régime moteur. Par contre on peut paramétrer deux butées hautes de régime, via le terminal. Leur activation et le passage de l’une à l’autre se font depuis le terminal ou avec un bouton positionné sur la console.

Transmission 8/10

La transmission à variation continue AutoPowr est fournie par ZF. Elle se gère avec un petit levier. Sa course se décompose en deux parties, et comporte deux vitesses max. Pour passer de l’une à l’autre, il suffit de décaler le levier. La vitesse d’avancement se gère avec la course, ainsi qu’avec la molette présente sur le levier. Les vitesses max. F1 et F2 peuvent être modifiées à tout moment grâce à la molette. Mais le levier ne fait pas tout. Pour atteindre la vitesse optimale, il faut accélérer ou avoir le curseur du régime moteur poussé à fond. Le moteur se régule tout seul en fonction de la charge. Il n’est pas possible de mémoriser une vitesse. Plusieurs modes de conduite sont proposés : Auto, Personnalisé, Pédale et Manuel. Le choix se fait uniquement depuis le terminal. Le mode Personnalisé nous permet d’avoir un superviseur de sous régime avec et sans la prise de force. Il comprend également une fonction Eco qui s’active depuis le terminal ou le bouton sur l’accoudoir. Le sens d’avancement est géré uniquement avec l’inverseur au volant. Il possède une position parking et une neutre. Notre modèle comprend l’AutoClutch, qui permet au tracteur de débrayer lorsqu’on freine.

Relevage 8/10

Le relevage de catégorie comprend deux chandelles réglables et deux stabilisateurs, dont l’un se verrouille automatiquement. Sa capacité de levage moyenne est la deuxième du test avec 5 169 kg. La commande principale est située juste à côté du levier de la transmission. La palette de type « bout de doigt » est identique aux commandes des distributeurs électrohydrauliques et possède une position neutre. Un petit capot peut se rabattre sur celle-ci si on ne se sert pas de la commande. La molette pour le réglage de la profondeur est sur le côté de l’accoudoir. Trois boutons sont positionnés à côté. Le bouton « set » mémorise la position du relevage. Le cadenas verrouille les commandes du relevage. Le dernier bouton actionne le relevage pour qu’il reprenne la position enregistrée avec le bouton « set ». Les réglages additionnels se font avec 3 molettes placées sous le couvercle de l’accoudoir (vitesse de descente, butée haute et contrôle d’effort/position). Nous pouvons aussi les paramétrer depuis l’écran. On y trouve en plus le réglage de la vitesse de montée.

Hydraulique 7/10

Le 6120 R est muni de quatre distributeurs électrohydrauliques. Les push-pull sont équipées de manettes pour décompresser les prises et faciliter le débranchement des flexibles hydrauliques. Les capacités sont plus qu’honorables avec un débit maximal de 123 l/min (deuxième, derrière Valtra) et une pression de 204,8 bars. Les commandes se font avec 3 palettes de type « bout de doigt ». Un levier en croix permet de commander les fonctions hydrauliques et notamment le chargeur. Il reçoit des boutons et une gâchette. Un premier bouton verrouille les distributeurs et un second verrouille le joystick. Un capot se rabat sur chaque palette, manière mécanique de verrouiller les distributeurs. Le débit et la temporisation sont réglables sur chaque distributeur depuis le terminal. Les réglages sont poussés. On peut choisir un débit et une temporisation différents pour les deux sens du distributeur.

Prise de force 5/10

Seul tractoriste à proposer cette solution, le choix du régime de prise de force se fait uniquement depuis le terminal. Notre 6R possède trois régimes : 540E, 540 et 1 000. L’activation se fait depuis une palette sur l’accoudoir. Le constructeur n’a pas prévu d’automatisme pour sa prise de force. Le seul moyen pour que la prise de force se coupe lorsque l’on relève l’outil, c’est d’enregistrer une manœuvre de bout de champ dans le terminal. Pour enclencher la prise de force depuis l’aile du tracteur, il faut d’abord activer cette possibilité depuis le terminal.

Ponts 8 /10

Quatre boutons (2 × 2) sont affectés au blocage du différentiel et à l’activation du pont avant. Un bouton enclenche le fonctionnement permanent et le second active le mode automatique. Depuis le terminal, on peut modifier l’angle de braquage, qui désactive le pont avant (choix entre 15, 20, 25, et 30°), et le blocage du différentiel (choix entre 6, 9, 12 et 15°). Le John Deere pèche en manœuvrabilité. Le diamètre de braquage de ce tracteur atteint les 11,88 m, le moins bon résultat du test.

Confort de conduite 9/10

La transmission à variation continue, combinée à un siège haut de gamme, ainsi qu’un frein très efficace rendent le confort sur route comme au champ très bon.

Le récap
Les points positifs
  • Bonne finition

  • Prise en main simple du terminal

  • Possibilités de l’hydraulique

  • Confort sur la route

Les points négatifs
  • Pas de joystick multifonctions

  • Pas de régime ni de vitesse mémorisables

  • Pas de solution rapide pour mettre la prise de force en automatique

  • Plus grand rayon de braquage du test

Ergonomie. Le siège est équipé d’un accoudoir où sont situées toutes les commandes, ainsi que le terminal tactile.
Conduite. Le 6 R est dépourvu de joystick multifonctions. Le levier gère uniquement la transmission et la vitesse d’avancement avec la molette.
Capacité. Le 6120 R possède le deuxième empattement le plus grand du test. Il est également deuxième en capacité de charge utile avec 2 450 kg.
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Une cabine ergonomique et confortable 9/10

C’est la seule cabine à 4 montants du test. C’est également l’une des plus grandes. L’accès s’effectue par trois marches. Le siège est spacieux et confortable, il pivote vers la droite avec un angle conséquent. Toutes les commandes sont sur l’accoudoir et tombent sous la main. Le siège passager est également confortable avec un grand dossier. Il est repliable à plat (en abaissant le dossier) ou en hauteur (en relevant l’assise). En cabine, on note deux porte-bouteilles et deux rangements, dont un climatisé. Un terminal supplémentaire peut se fixer sur la barre de la porte de droite. L’éclairage se compose de 4 phares sur le toit de cabine avant, et de 6 sur la partie arrière. Les commandes sont les plus sophistiquées du test. Depuis le terminal, on visualise le tracteur et la position des différents phares. Il est ensuite possible d’activer ceux que l’on souhaite par paires symétriques. Il est aussi possible de découpler les paires et de n’allumer le phare que d’un côté. Nous pouvons enregistrer deux réglages de phares. Ils s’activent sur l’écran ou, plus facilement, depuis l’accoudoir.

Le terminal couleur est tactile et plutôt intuitif. Sa navigation est comparable à celle d’une tablette. Pour de nombreux réglages, une notification apparaît sur l’écran. Le terminal est équipé de touches « raccourci » et d’une molette positionnée en bas de l’écran. Les boutons sont plutôt clairs, hormis le raccourci pour paramétrer le joystick, qui représente une flèche dans un carré. Parmi les touches, un «retour en arrière» manque cruellement. De plus, l’écran d’accueil classe les icônes par liste alphabétique, ce qui fait arriver l’audio en premier et la transmission en dernier.

Il est possible de personnaliser l’écran avec son propre menu. On choisit ainsi les différentes informations que l’on souhaite voir en fonction de l’utilisation du tracteur. Le système iTec est conçu pour enregistrer et paramétrer les manœuvres de bout de champ. Son utilisation est claire et offre de nombreuses possibilités.

Information. Pour certaines actions, une notification apparaît sur l’écran et disparaît au bout de quelques secondes.
Personnalisation. Il est possible de créer son propre menu, et de choisir la taille que prendra chaque information.
Clarté. Le tableau de bord comprend deux compte-tours et des indications désignées par des pictogrammes.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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