Elle a choisi de devenir clown après avoir été éleveuse à Saint-Fulgent, en Vendée. Marie-Françoise Bretaud intervient pour l’association « Clown et vie » auprès d’enfants malades dans les hôpitaux et de personnes âgées résidant en Ehpad. Retraitée depuis cinq ans, elle accompagne aussi des femmes et des hommes en deuil pour le collectif Jalmalv « Jusqu’à la mort, accompagner la vie ».

L’humour à toute épreuve

Ça n’est pas une obsession, Marie-Françoise Bretaud n’est pas faite comme tout le monde. Elle s’est surtout formée pour mieux répondre à la souffrance des autres, même si, affirme-t-elle, le remède essentiel pour les âmes et les corps en peine « c’est l’humour ! » L’aînée des filles d’une fratrie de dix enfants a dû tôt en faire preuve pour soutenir ses parents à la ferme. Dans le même temps, « j’ai toujours aimé travailler dans une exploitation ».

Elle en a fait son métier avec son mari, Marcel, avec qui elle a eu deux enfants. En 2008, leur fils exprime son désir de revenir à la ferme (1), comme salarié au départ. Puis Marcel tombe malade. Avec l’équipe d’employés en place, elle maintient l’activité en accompagnant Marcel jusqu’à son décès en 2010.

« Quand on est en bas, on prend souvent les meilleures décisions. Si on reste passif, il ne se passe rien. Il faut se poser les bonnes questions, sans quoi, on peut être victime toute sa vie. » L’essentiel est « de rencontrer et de sans cesse apprendre des choses nouvelles ». Marcher, s’ouvrir. « Pour s’occuper des autres, il faut d’abord prendre soin de soi. »

(1) Elle vit toujours dans sa maison à la ferme.