Le Workmax est le petit poucet du test avec une puissance de 20 ch. Nous l'avons essayé dans sa version la plus basique. Il est l'héritier du Groundhog, que nous avons testé en 2009.

Le JCB Workmaxen images et en vidéo.

FICHE TECHNIQUE

• Capacité de charge /traction : 400 kg/500 kg• Garde au sol : 28 cm• Volume de caisse : 310 litresVitesse maximale : 50 km/hTemps de parcours : 3'25"

Prix du modèle essayé : 14.205 € HT

Première impression

Avec sa bouille toute ronde, le JCB ne laisse pas insensible : il semble tout droit sorti d'une station spatiale.

Moteur et transmission

Le Workmax est motorisé par un Yanmar de 20 ch, placé très en avant. La transmission par variateur offre deux rapports en marche avant, engagés avec un levier dont la course est en ligne droite.

Ponts et différentiel s'engagent électriquement au moyen de deux interrupteurs.

Châssis, suspension et freins

Le châssis mécano-soudé est monté sur quatre suspensions indépendantes, combinant un amortisseur et un ressort en deux parties. La triangulation est double.

Les freins ventilés sont à disques. Le frein à main active le pont et le blocage de différentiel.

Cabine

Le JCB offre deux sièges confortables et un volant de type racing. La console rappelle celle des télescopiques de la marque avec des plastiques gris métallisé.

Le chauffeur est gâté avec un écran numérique qui reprend les principales informations.

Caisse

La caisse, le talon d'Achille du Workmax, souffre de quelques défauts de jeunesse. Elle n'offre pas de crochet d'arrimage, mais il est possible de fixer les charges sur le rebord.

Pour basculer la caisse, il faut déverrouiller des crochets de deux côtés du véhicule, eux-mêmes sécurisés par des goupilles.

Le bennage est manuel. La ridelle arrière nous a posé des problèmes, car les petites plaques de tôle qui viennent s'engager dans la porte ont tendance à se tordre. Il faut être prudent et soigneux pour refermer cet élément.

De plus, il est impossible de claquer la ridelle d'un coup, car il faut tenir les deux loquets montés sur ressort pour les libérer et autoriser la fermeture.

Entretien

Le moteur est intégralement caréné et ses points de vérification périodiques sont cachés sous une trappe en plastique placée sous la caisse.

Le remplissage de l'huile et l'accès aux filtres sont bien difficiles.

Conduite

Le Groundhog ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable, mais bonne surprise, le Workmax possède un tout autre tempérament. Il se montre très agile en franchissement, même avec une lourde charge dans la caisse et se révèle l'un des plus à l'aise dans la boue.

La position de conduite est confortable, on peut cependant regretter que les vitesses ne passent pas toujours très bien, notamment entre la H et le neutre. La direction assistée manque de précision et nous avons rencontré quelques problèmes de retour de volant au-delà de 30 km/h.

Sur route, le Workmax n'est pas pénalisé par son déficit de puissance par rapport à la concurrence et se montre vaillant.

Points fortsPoints faibles

• Suspension

• Protection intégrale.

• Capacités en franchissement.

• Entretien difficile.

• Ouverture et bennage de la caisse.

• Passage des vitesses.

Dossier réalisé par Henri Etignard, Sébastien Chopin, Corinne Le Gall Photos : Cédric Faimali/GFA (publié le 17 mai 2013)