Il ne s’attendait pas à un tel bouleversement. À la retraite depuis dix-sept ans, Roger Tréneule se souvient de ce premier jour « où l’on se retrouve avec beaucoup de temps libre. C’est un sentiment à la fois agréable et difficile, surtout difficile en réalité. On passe de tout à rien ».

Un champ à soi

L’ancien tabaculteur, dont la ferme a été reprise par un Gaec voisin, a su toutefois rapidement rebondir. « Les retraités agricoles de la Dordogne m’ont contacté pour que je préside leur collectif. Je l’ai fait. » Il a ensuite pris la tête de l’Association nationale des retraités agricoles de France (Anraf) et a notamment œuvré à une meilleure revalorisation des petites retraites. « Ça n’est pas terminé, je continue le combat », assure le Périgourdin, réélu président en 2018. Il n’aurait toutefois pas pu se satisfaire de ces seules, et non des moindres, responsabilités.

Dès le départ, Roger Tréneule a conservé une petite activité agricole en parallèle : « Pendant cinq ans, j’ai continué à cultiver du tabac sur une parcelle. Puis j’ai abandonné parce que, si cela m’occupait, ça n’était vraiment pas rentable. » Il a également planté des chênes truffiers sur un demi-hectare. « J’adore m’en occuper encore aujourd’hui. » Il fait également son bois tous les ans.

Ce passionné d’histoire publie, par ailleurs, son troisième ouvrage dédié à sa commune de Saint-Avit-Sénieur, en Dordogne. Et il consacre plus de temps à son couple et à sa fille, qui vit à moins de 10 kilomètres de chez lui.