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Dossier « J’ai monté de toutes pièces ma ferme d’autruches »

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Lors de vacances en Charente-Maritime, Carole Minault rencontre Pierre Hitier, son mentor, lui-même éleveur d’autruches, qui lui a transmis sa passion pour ce grand oiseau sauvage. © L. Pouchard/GFA

Carole Minault s’est lancée, il y a six ans, dans l’élevage de ce drôle d’oiseau coureur. Elle gère seule son activité, rythmée entre soins aux animaux, visites et marchés.

installée à Pommiers-Moulons en Charente-Maritime, Carole Minault compte parmi les cinquante éleveurs d’autruches de France. En plein licenciement économique, la quadragénaire décide de changer de vie du tout au tout. Après l’obtention de son certificat de capacité en 2015 (1), elle ouvre les portes de son élevage Plantes & Plumes dans la foulée. Sur l’exploitation, trois hectares sont dédiés à ses quatre-vingts autruches.

Dès le départ, l’éleveuse a investi dans une couveuse pour être autonome sur la reproduction de son cheptel. « Les autruchons naissent au printemps et sont maintenus dans un abri intérieur chauffé. Dès l’âge de 1 mois, ils accèdent à un parc extérieur où ils vont trouver l’herbe, en complément de leur ration à base de céréales, tourteau et phosphate tricalcique », indique Carole.

Une hiérarchie bien en place

Entre 8 et 10 mois, les juvé­niles sont allotés par cinq ou six dans des parcours de 1 500 m² à double clôture de deux mètres de haut, avec accès à un abri semi-ouvert. « Un investissement important mais nécessaire pour élever en toute sécurité ces grands oiseaux sauvages », explique-t-elle.

Les autruches reçoivent un aliment d’entretien à volonté, pour une consommation journalière moyenne de 2 kg par animal. Les enclos dédiés aux reproducteurs accueillent des trios composés d’un mâle et de deux femelles pour éviter les comportements de dominance et les bagarres. Les autruches n’atteignent leur maturité sexuelle qu’entre 2 et 3 ans. « Il faut donc faire preuve de patience », sourit l’éleveuse.

« La saison de reproduction court de mars à septembre. Chaque femelle pond 40 à 60 œufs par saison, dont une quinzaine est fécondée », poursuit Carole, qui prend soin de les ramasser et les trier chaque jour. « Ils pèsent en moyenne 1,7 kg, soit l’équivalent de 24 œufs de poule. »

En plus des œufs de consommation, près de vingt autruches sont abattues chaque année à l’âge de 15 mois dans une structure spécialisée située dans le Loiret. Leur poids vif avoisine 100 kg, pour un rendement viande de moins de 30 kg. « Les produits connaissent un franc succès aux fêtes de Noël », ajoute Carole, qui recense 50 à 60 % de ses ventes sur le dernier trimestre.

(1) Lire page 23.

Vente directe

Au magasin de la ferme et à travers 14 marchés de producteurs, Carole propose :

• viande surgelée et conserves

• œufs frais

• savons à base de graisse d’autruche

Les autruchons prennent 1 cm par jour au cours de leurs six premiers mois de vie, d’où la nécessité d’ajuster au plus près les besoins alimentaires et l’apport en vitamines et minéraux. © L. Pouchard/GFA
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Cet article est paru dans La France Agricole

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