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Dossier « J’adhère à une Cuma de désilage avec chauffeur »

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Pour Jérôme Delangle, la Cuma de désilage a permis de réduire le temps de travail et la pénibilité. © V. Guyot

Pour la distribution de la ration de ses vaches, Jérôme Delangle, installé dans la Manche, mise sur une organisation collective.

Depuis une dizaine d’années, entre 8 h 45 et 10 h du lundi au samedi, la mélangeuse automotrice de 22 m3 conduite par le chauffeur de la Cuma fait son apparition sur l’exploitation de Jérôme Delangle, à Saint-Cyr-du-Bailleul (Manche). En un quart d’heure maximum, la ration des 64 vaches est prête et distribuée. « Je me suis installé en 2010 à la suite de mes parents. J’ai attendu 2012 et l’agrandissement de la stabulation pour adhérer à la Cuma de désilage. Le couloir central d’alimentation a laissé place à une table latérale, bien plus adaptée à la circulation de l’automotrice dans le bâtiment », explique Jérôme.

Les génisses aussi

Dès lors, le quotidien de l’éleveur a changé. Fini les longs allers-retours entre la stabulation et le silo de maïs avec la désileuse de 2 m3, le mélange des concentrés à la fourche, et la distribution de l’enrubannage à la main. Aujourd’hui, avant le passage de la mélangeuse automotrice, Jérôme se contente de débâcher ses silos lorsque nécessaire, et de préparer le correcteur azoté et les minéraux. « Le plus souvent, je les charge au godet dans la mélangeuse. Quand je suis absent, je les étale à l’avance sur un lit de maïs au front d’attaque pour que le chauffeur les charge directement ». 40 kg bruts d’ensilage de maïs par vache et 14 kg d’ensilage d’herbe sont ensuite désilés, mélangés puis distribués aux laitières. La complémentation individuelle est réalisée au robot de traite.

Au-delà des vaches, l’alimentation des génisses est également préparée avec l’automotrice tous les deux jours. Le samedi, les rations sont doubles, afin de s’octroyer un dimanche sans astreinte.

Au quotidien, sur l’ensemble des huit élevages adhérents à la Cuma, la mélangeuse automotrice effectue une tournée d’une trentaine de kilomètres. Elle se termine vers 12 h en semaine, et en début d’après-midi le samedi. Une telle organisation nécessite de la rigueur. « Tous les adhérents s’impliquent, notamment celui qui s’occupe du planning des salariés, souligne Jérôme. La gestion du personnel (congés, jours de repos) est une tâche très importante dans la Cuma. » La machine est renouvelée tous les trois ans, pour limiter les pannes et les grosses réparations.

Système souple

Dans les années à venir, Jérôme songe à construire un bâtiment pour le stockage d’aliments en vrac. « Cela m’éviterait de préparer les concentrés et permettrait au chauffeur de l’automotrice d’être en totale autonomie. » Faire partie d’une Cuma de désilage n’entraverait pas non plus le développement du troupeau laitier. « Certains adhérents ont presque doublé leur production sur les dix dernières années, sans aucun problème. Ce système offre de la souplesse. »

Une facturation adaptée

Les huit élevages adhérents à la Cuma de désilage totalisent près de 7 millions de litres de lait produits. « La facturation se base à 50 % sur la référence laitière et 50 % sur le temps passé sur l’élevage. » Un budget prévisionnel est réalisé chaque année et une régularisation des acomptes versés a lieu en janvier. Pour Jérôme, le coût total de la prestation est d’environ 14 €/1 000 l. « Cela permet de raisonner les charges de mécanisation de l’exploitation », note-t-il.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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