• Le principe

Selon les techniques, le moteur carbure à un mélange diesel et huile végétale pure (HVP) dans différentes proportions. La balance entre les deux carburants est souvent réglable en cabine.

Pour admettre de l'HVP, un moteur doit subir quelques adaptations. L'alimentation de la pompe doit être renforcée et un second filtre ajouté.

Le réservoir et le circuit de l'HVP requièrent un préchauffage pour assurer une viscosité suffisante afin que l'huile circule bien jusqu'aux injecteurs.

• Avantages

Baisse des émissions. En se substituant à une énergie fossile, l'HVP a un très bon bilan en matière d'émissions de CO2 (-60 %). Les rejets de monoxyde de carbone et de particules sont respectivement inférieurs de 20 % et de 50 % à ceux d'un moteur Diesel, ceux d'oxydes d'azote sont similaires.

Autonomie possible. Presser et filtrer son colza à la ferme fournit une autosuffisance en carburant.

• Inconvénients

Incompatibilité avec les nouveaux standards. L'HVP ne convient pas pour une injection à 2.200 bars : les injecteurs sont trop petits et l'HVP trop visqueuse, surtout lorsqu'il fait froid.

Process délicat. La qualité de la graine (humidité, déchets), le process (ambiances, qualité de la presse, du filtre) et le stockage (type, durée, position du point de prélèvement) doivent être irréprochables mais sont difficiles à maîtriser.

Prix d'achat. Le système de bicarburation augmente le prix du tracteur de 5 à 10 %.

Nicolas Levillain et Corinne Le Gall (publié le 20 avril 2012)