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Dossier Gérer la destruction en se préparant à l’après-glyphosate

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Compter sur le gel pour détruire les couverts peut s’avérer très risqué avec le changement climatique. © Christian Watier

Labour, mulchage, roulage : les solutions mécaniques destinées à détruireles couverts ne manquent pas..

Toutes les étapes précédentes ont été remplies avec succès. Les graines sont semées. La pluie s’est invitée. Les couverts ont levé et grandi. Il faut pourtant se résoudre à leur dire adieu. Et là, il y a l’embarras du choix.

La stratégie dépend de la culture suivante, de son itinéraire technique, des espèces à détruire, de la densité de végétation et des conditions pédoclimatiques rencontrées. Pour que la destruction soit un succès, elle doit être la plus complète possible sur les multi-espèces, et la matière répartie sans paquets.

Bien que la destruction chimique reste une solution plébiscitée pour son coût, son efficacité et son débit de chantier, l’épée de Damoclès qui flotte au-dessus du glyphosate contraint à envisager de nouvelles solutions.

Pour ceux qui ne souhaitent pas sortir le tracteur, le gel est un procédé de destruction. Il reste aléatoire, car dépendant de la météo, des régions et des années. De plus, il ne se prête pas à tous les couverts végétaux. Pour les autres, les pages suivantes dressent un panel des différentes techniques mécaniques proposées aujourd’hui.

Les constructeurs se sont emparés de cette problématique au cours des dernières années. Nous avons vu fleurir des systèmes variés, plus ou moins adaptés, selon les objectifs.

Un choix pléthorique

Les rouleaux et les déchaumeurs représentent une grande partie des solutions existantes. Pour la première comme pour la seconde, une multitude de machines sont mises en avant. Si l’itinéraire technique le permet, ces moyens sont combinés afin d’assurer la réussite de l’opération. Un couvert qui est bien déchiqueté, et si possible mélangé, facilitera sa décomposition.

La charrue ou le broyeur peuvent également être utilisés pour détruire le couvert. Ces solutions montrent des efficacités diverses en fonction des types de plantes. Le plus souvent, ces deux techniques fonctionnent de pair pour répondre, une nouvelle fois, au cahier des charges.

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Difficile d’être aussi efficace

La chambre d’agriculture du Loir-et-Cher a mené des essais sur une exploitation « type », en collaboration avec les GDA du département. Les techniciens ont implanté deux couverts après une orge d’hiver. Le premier comprenait un mélange de féverole et de pois fourrager, tandis que le second était composé d’un mélange d’avoine, de vesce et de phacélie. Les conditions anormalement sèches ont entraîné un développement assez limité des couverts, en particulier pour la féverole et la vesce. Les plantes n’ont pas été attaquées par le gel. Sans surprise, le glyphosate a entièrement contrôlé la végétation, à l’exception de quelques phacélies. En revanche, l’acide pélargonique, un produit de biocontrôle, n’a montré qu’une action significative sur des mercuriales apparues dans le premier couvert, mais rien d’autre. Pour les différentes solutions mécaniques, les techniciens ont constaté que les repousses sont beaucoup moins importantes lorsque le sol est travaillé, par exemple, avec un déchaumeur. À l’inverse, avec un broyeur ou un rouleau, les repousses sont nombreuses. Ainsi, dans le deuxième couvert, les graines de vesce ont germé une fois que les phacélies ont été contrôlées. En ce qui concerne l’activité du sol, seul l’Ecorouleau a permis de constituer un mulch stable propice aux vers de terre.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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