En mars, avec une demande peu présente, les cours de la fraise démarrent en dessous de la moyenne. En avril et mai, les fortes variations de température fragilisent les fruits. Avec l’arrivée du pic de production, les cours se tassent, avant de s’améliorer en juin. En cerise, le potentiel, qui s’annonçait beau, est réduit par le gel puis par la drosophile. Les pluies perturbent la première partie de campagne, et les cours restent inférieurs à ceux de 2016. La récolte des abricots, en avance et en croissance, arrive alors que la production espagnole est encore très présente. Les distributeurs tardent à référencer les fruits français. Les cours démarrent bien en dessous de la moyenne et ne se redressent pas. La pêche et la nectarine s’en sortent mieux. Avec des volumes en légère hausse, les prix reculent un peu par rapport à 2016 mais restent dans la moyenne. En melon, les rendements progressent. Mais avec les températures élevées, les apports des régions se télescopent. Des enseignes repartent dans la guerre des prix bas, et les cours plongent bien en dessous de la moyenne de fin juin à mi-août. La poire d’été recule un peu en volume à cause du gel, mais se vend mieux, de même que le raisin de table. La pomme souffre au démarrage d’un manque de demande. En septembre, les cours remontent au-dessus de la moyenne. À cause du gel, les volumes diminuent de 8 % par rapport à 2016. Au niveau européen, la baisse atteint 21 %. Après le recul à l’export de la campagne précédente, des opportunités s’ouvrent pour regagner des parts de marché.

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