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Dossier Un potentiel à exploiter

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© Watier-Visuel

Les parcelles boisées attirent de plus en plus d’investisseurs séduits par leur valeur, qui n’a pas cessé d’augmenter depuis vingt-cinq ans, et par la fiscalité.

Les 17 millions d’hectares de terres boisées en France sont détenus pour les trois quarts par des propriétaires privés. « 2,9 millions d’entre eux en possèdent moins de 4 hectares », souligne Julien Terrier, chargé de gestion, transaction et expertise au sein de l’agence Forêt patrimoine.

Un prix à + 2 à 3 % par an

Les surfaces boisées sont pour beaucoup morcelées, mal délimitées, pénibles d’accès et souvent délaissées. Pourtant, la forêt attire de plus en plus d’investisseurs qui trouvent difficilement une rentabilité égale sur un placement aussi sûr. « Depuis 1996, le prix a augmenté de 2 à 3 % par an. La valeur moyenne de l’hectare avoisine 5 000 euros, mais avec des disparités très importantes selon les régions, modère Julien Terrier. De moins de 1 000 € dans certains secteurs montagneux jusqu’à 30 000 € pour ceux où la forêt est un bien rare. »

Travaux forestiers

Au-delà de la rentabilité qu’elle procure, la forêt jouit d’une fiscalité attrayante. Le boisement et le reboisement des terres permettent d’être exonéré totalement de la taxe foncière pour une durée qui dépend de l’essence choisie. Dix ans pour les peupliers, trente pour les résineux et cinquante pour les feuillus.

Il est également possible d’obtenir un crédit d’impôt sur le revenu en réalisant des travaux forestiers sur ses parcelles jusqu’au 31 décembre 2020, indique Défi travaux. Dans la limite de 12 500 € de dépenses engagées pour un couple soumis à une imposition commune (6 250 € pour un célibataire), le taux de ce crédit s’élève à 18 %, soit 2 250 €. Le contribuable s’engage à gérer durablement son bien (voir l’encadré ci-contre) et à le conserver jusqu’au 31 décembre de la huitième année suivant le chantier. La surface minimum sur laquelle ce dernier est réalisé doit constituer une unité de gestion de 10 ha d’un seul tenant. Il n’existe pas de surface minimum en cas d’adhésion à une organisation de producteurs.

Le regroupement entre voisins est encouragé pour enrayer la fragmentation des parcelles et mettre en place une exploitation raisonnée et durable.

Si la forêt a un intérêt patrimonial, elle a également un rôle essentiel à jouer face aux défis environnementaux.

Bertille Quantinet

Certifier la gestion durable de ses parcelles

Certifier que ses terres sont gérées durablement apporte des avantages au propriétaire. En plus d’octroyer d’éventuels crédits d’impôts (voir ci-contre), établir un document de gestion durable offre une réduction de l’assiette imposable, à hauteur des trois quarts, lors de la transmission à titre gratuit (donation ou succession) des parcelles boisées. Plusieurs types de documents existent. Le code des bonnes pratiques sylvicoles (CBPS), adapté aux petites propriétés, est élaboré par les centres régionaux de la propriété forestière. Il contient des recommandations pour réaliser des opérations sylvicoles en adéquation avec une gestion durable. Le propriétaire qui adhère au CBPS s’engage à la respecter pour une durée de dix ans.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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