La multiplication et la dissémination des graines d'adventices doivent être réduites au minimum. Concept évident mais pas toujours appliqué ; il faut tenir compte de cette flore et des mauvaises herbes présentes sur la parcelle pour déterminer la dose d'azote à apporter. Un apport favorise le développement de graminées telles que le ray-grass et la fétuque au détriment des légumineuses. Cela peut devenir préjudiciable lorsque la prairie est constituée de trèfle qui doit lutter contre des espèces à faible valeur fourragère. Les apports de lisier et de fumier sont aussi à contrôler car ils peuvent contenir des graines d'adventices.

Dans les prairies qui sont uniquement pâturées, une fauche annuelle des refus évite la montée à graine. Elle s'effectue souvent au moment de l'ébousage. Le nettoyage des talus, des chemins, des fossés mais aussi des parcelles voisines ne doit pas être négligé. En cas de densité d'adventices faible dans la parcelle, l'intervention mécanique reste possible mais il faut veiller à ne pas les disséminer davantage.

L'application de la plupart des produits herbicides sélectifs s'effectue au printemps, dès le démarrage des prairies, mais doit correspondre à l'époque de forte sensibilité de l'adventice. Le choix de la spécialité est souvent cornélien car il ne doit pas éliminer les graminées et les légumineuses que l'on souhaite conserver. Dans quelques rares cas, un compromis doit être fait en acceptant de perdre une espèce que l'on sait facile à réimplanter par la suite en sursemis. Plusieurs traitements à intervalles de 6-12 mois s'avèrent nécessaires lorsque les espèces d'adventices telles que les vivaces sont fortement implantées. Selon le produit, un délai généralement de deux à trois semaines entre le traitement et l'exploitation de la prairie doit être respecté.