Mathilde Rou­ault s’est installée sur la ferme familiale située à Guillac (Morbihan) en 2014. Associée en Gaec avec Stéphane, son père, la jeune femme reconnaît que son truc à elle, c’est la conduite du troupeau, composé de 60 vaches laitières. Le choix de déléguer une partie des travaux culturaux pour les 70 ha de l’exploitation remonte à plusieurs années.

« Mon père occupe des fonctions au sein de notre commune et de la communauté de communes. Il a fallu qu’il se dégage du temps pour s’y consacrer », relate l’agricultrice. Un choix qui lui convient. « Mon père réalise les traitements et l’épandage des engrais, et nous gérons aussi les appros. » Les autres chantiers sont délégués à trois entreprises extérieures. « L’une d’entre elles effectue les travaux de la moisson, l’autre l’épandage de chaux, et la dernière s’occupe du reste », précise-t-elle.

Relations de confiance

Le recours à ces entrepreneurs est un gain de temps et permet moins d’investissements. « Nos prestataires réalisent les travaux plus rapidement que si nous devions nous en occuper. Ils ont du matériel performant. S’équiper nécessite de plus en plus d’investissements qui ne seraient pas cohérents avec la taille de notre structure », analyse Mathilde.

Entre le Gaec et ces prestataires, les relations sont basées sur la confiance. Il n’existe pas de contrat de prestations qui définit le prix des travaux ou les tâches et missions de chacun. « Nous n’allons pas vérifier dans le champ la manière dont les entreprises travaillent. Nous sommes juste vigilants si un chauffeur vient pour la première fois sur la ferme », analyse l’exploitante, qui réfléchit déjà à l’avenir. « Lorsque mon père partira en retraite, il faudra bien que j’aille dans les champs pour le remplacer dans les travaux qu’il accomplit. À moins que je délègue davantage. »

Bertille Quantinet