De la viande de cheval dans des produits pur boeuf. La très médiatique affaire du horsegate éclate en février, après qu'une analyse sanitaire de routine a révélé le pot aux roses. Le cas n'est pas isolé, et les usines agroalimentaires d'Europe tirent la sonnette d'alarme. Des produits sont retirés du marché. L'entreprise Spanghero, le fournisseur, perd son agrément. Politiques et professionnels des filières viandes s'emparent de la fraude et réclament un durcissement des normes d'étiquetage des viandes fraîches et congelées, ainsi que celles utilisées dans les plats préparés.

ÉTIQUETAGE EUROPÉEN

La Commission européenne publie mi-décembre un rapport sur l'extension de l'étiquetage d'origine obligatoire à toutes les viandes utilisées comme ingrédient. Le rapport présente une analyse des coûts et de leur impact sur le marché. L'objectif est de lancer le débat, avec trois hypothèses d'étiquetage. La Commission planchera sur les éventuelles suites à donner, sur la base de ces discussions. La France exige une traçabilité à l'échelle européenne, mais l'idée ne fait pas l'unanimité.

Quelques jours avant, les experts des États membres ont ouvert la traçabilité des produits frais et congelés aux filières porcine, ovine, caprine et volaille. L'obligation entrera en vigueur le 1er avril 2015. Si les lieux d'élevage et d'abattage des animaux seront indiqués au consommateur, le lieu de naissance fait toujours défaut, jugé complexe et coûteux à mettre en place. Il est pourtant indiqué sur la viande bovine.

En septembre, la filière équine est encore secouée par une nouvelle fraude à l'identification. Des chevaux destinés à couler une paisible retraite en pâture auraient été abattus à des fins de consommation humaine. Une nouvelle affaire qui entache l'économie déjà fragile de la viande équine. A la veille de 2014, celle-ci subit une nouvelle affaire avec le démantèlement d'un trafic de chevaux utilisés par des laboratoires pharmaceutiques. Alors qu'ils étaient identifiés comme impropres à la consommation, les animaux auraient ainsi été vendus pour leur viande, après que leurs documents vétérinaires ont été falsifiés. A chaque scandale, le premier maillon paye la note.

H. C.