Dans la réserve naturelle nationale du Vercors, au sein du PNR, le loup prospère. Les tirs de défense y sont interdits, comme dans un cœur de parc national. Certes, les moyens de protection sont financés à hauteur de 80 % par le plan loup, et 100 % pour les postes de berger. Mais, en plus du stress engendré, la présence du prédateur « modifie les pratiques pastorales, constate Manon Chevalier. Il est plus difficile de se protéger dans les milieux boisés, où des secteurs sont abandonnés ».

« On ne décide pas de la politique du loup, mais on l’accompagne au mieux, précise Thierry Durand. Cela passe par des cabanes d’urgence pour les bergers, des formations sur les chiens de protection, ou la mise à disposition de notre réseau radio pour permettre aux éleveurs de communiquer d’un alpage à l’autre. On teste aussi des méthodes innovantes d’effarouchement par l’usage de phéromones. »