Voilà trois ans que l’École du Breuil accueillait la Sil (spécialisation d’initiative locale), option agriculture urbaine et périurbaine impulsée par la mairie de Paris. Sur les 40 élèves ayant suivi la formation, 16 ont entamé des démarches pour s’installer en milieu urbain, périurbain, voire rural. « Nous remarquons un glissement vers l’installation en milieu rural au cours de la formation, constate Simon Ronceray, co-coordinateur du diplôme. Ce qui conduit progressivement à une ouverture sur les enseignements que nous proposons. » La formation ouvre à des compétences très transverses : agroécologie, travail en collectif, gestion des déchets organiques, accueil à la ferme…, qui répondent aussi bien à un projet d’installation urbain que rural.

Depuis le début de l’année, deux promotions de 24 élèves suivent le nouveau BPREA « fermes agroécologiques urbaines et périurbaines ». Une formation de presque un an, qui offre aux futurs diplômés la capacité professionnelle agricole nécessaire pour obtenir la dotation jeune agriculteur lors de l’installation et permet « la reconnaissance de nos pairs », complète Simon Ronceray. Trois semaines de stage sont obligatoires en milieu (péri) urbain. « Nous tenons aussi à ce que nos élèves puissent expérimenter les techniques hors-sol », explique-t-il. Les élèves s’essayent à la production de champignons, d’insectes, de fleurs coupées, de plantes aromatiques, à l’aquaculture, mais aussi au maraîchage, à l’arboriculture et bientôt à l’élevage avicole. Autant de sources de diversifications qu’ils pourront mettre à profit une fois installés. Une aubaine pour cette région qui accueillait jusqu’alors seulement deux centres de formations pour BPREA alors que la demande ne cesse de croître.

A. Gambarini