Céréalier depuis plus de vingt ans, Aurélien Doublet s’est diversifié, en 2019, en production maraîchère. 70 % de sa production est vendue dans deux grandes surfaces ainsi que dans un magasin de producteurs locaux.

Charge de travail

« Au début, la vente en grande surface m’a permis de me faire connaître, raconte l’agriculteur. Le supermarché communiquait sur la provenance de mes produits et j’ai gagné de nouveaux clients dans ma boutique. » Des consommateurs dont les exigences ne sont pas les mêmes : « Dans mon magasin, une carotte déformée ou avec un peu de terre trouvera forcément un acheteur, explique-t-il. Ce n’est pas le cas en grandes surfaces, où les clients recherchent des produits plus standardisés. »

En lien direct avec le chef de rayon, Aurélien gère le conditionnement et le transport jusqu’aux trois points de vente. Les échanges se font quotidiennement par SMS. « Je reçois des commandes deux ou trois jours en avance, mais aussi la veille pour le lendemain, explique-t-il. Cela me permet d’écouler mes stocks au jour le jour. »

Avec un magasin en vente directe ouvert le vendredi et le week-end, le calendrier est souvent chargé pour cet agriculteur qui doit gérer en parallèle ses grandes cultures. « Je pense que pour travailler exclusivement avec une grande surface, il faudrait se spécialiser dans une seule culture, analyse Aurélien. Cela permet de réduire ses charges de manœuvre, de se mécaniser et d’être plus rentable. »

A. Gambarini