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Dossier Claas Arion 440 CIS : Un joystick pour tout faire

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Visibilité. Plusieurs cabines sont disponibles sur l’Arion 400. Notre modèle est muni de la version avec pare-brise panoramique, offrant une bonne visibilité sur le chargeur frontal.

L’Arion dans sa version Tier 4 Final est équipé d’un moteur FPT qui a brillé par une consommation modérée. Elle contraste avec une hydraulique un peu faible.

La gamme des Arion 4 cylindres comprend 6 modèles de 90 à 140 ch. Notre Arion 440, fabriqué au Mans, est muni du pare-brise panoramique.

Moteur 8/10

Le bloc 4 cylindres est issu de chez FPT. Il affiche 4,5 l de cylindrée et développe 115 ch. Comme les autres modèles, il est à la norme Tier 4 F et intègre un SCR et un Doc pour la dépollution. Ce moteur dépourvu de boost sort 113 ch au banc à 1 900 tr/min. Le FPT est en moyenne à 261 g/kWh de GNR. C’est l’une des consommations les plus sobres, après celle du Fendt. Pour l’AdBlue, il consomme en moyenne 21 g/kWh, ce qui est un peu plus que la moyenne du test. Les coûts de carburant + AdBlue s’élèvent à 23,7 ct/kWh. Rapporté à la puissance de 80 kW (108,8 ch), cela donne une estimation de 16,88 €/h. Il est possible de mémoriser un régime moteur. Son activation se fait simplement, avec un bouton sur le joystick.

Transmission 7/1 0

Notre modèle est muni de la transmission Hexashift maison. C’est une semi-powershift avec 4 vitesses et 6 rapports sous charge. Tout s’active avec le pouce sur le levier multifonction. La molette possède deux crans : le premier passe les rapports powershift et le second les vitesses. C’est un coup à prendre car l’on peut passer une vitesse plutôt qu’un powershift en poussant trop fort la molette. Les passages de rapports sont parfois brusques, surtout sans charge, et l’agressivité n’est pas réglable. Le speed matching s’avère efficace.

La transmission compte 7 vitesses entre 4 et 12 km/h, au régime de 1 800 tr/min. Un automatisme de boîte est présent. En mode champs, il ne passe que les rapports sous charge, alors qu’il passe également les vitesses en mode route. Les deux modes sont sélectionnés facilement depuis la console de droite, au moyen de deux boutons. Il est possible de paramétrer l’automatisme dans le moniteur. Plusieurs stratégies s’offrent à nous. En « Auto », la gestion se fait en fonction de la conduite, un peu comme une voiture automatique. En mode personnalisé, le chauffeur sélectionne le régime auquel il souhaite que le rapport supérieur s’engage (possibilité de régler de 1 200 à 2 200 tr/min). En mode « PTO », les vitesses passent de manière à maintenir le régime moteur et donc la vitesse de la prise de force constants. Les vitesses (A, B, C et D) tout comme les rapports (de 1 à 6) s’affichent sur l’écran placé dans le montant avant droit. Il est possible de paramétrer un rapport de démarrage, ainsi qu’un rapport pour les fourrières. Ce dernier est activé avec un bouton sur le joystick. L’agressivité de l’inverseur est modifiable également depuis le terminal, pour plus ou moins de souplesse.

Relevage 7/10

Le relevage de catégorie 3 affiche une capacité de levage moyenne de 4,9 t, en dessous de celle du groupe (5,3 t). La montée et la descente se gèrent facilement avec le joystick. Ce dernier comporte trois boutons : montée, descente et stop qui arrête le mouvement des bras. La commande principale se situe sur le côté droit. Toutefois, l’emplacement n’est pas très ergonomique car trop en arrière par rapport au siège conducteur.

Les réglages auxiliaires se situent sur le montant latéral droit. On retrouve la butée haute, le contrôle de la vitesse de descente, ainsi que le contrôle d’effort. Plus haut, nous commandons le relevage pas à pas grâce à deux boutons, une solution pratique pour les phases d’attelage. Un troisième active la suspension du relevage. Toujours sur le montant, des flèches ainsi que des voyants lumineux précisent le sens de fonctionnement du relevage.

Hydraulique 6/10

Le débit hydraulique maximal est de 106 l/min. C’est l’un des plus faibles du test, comme la pression maximale, qui est de 181,1 bar, alors que la moyenne est à 194,3 bar. En revanche, la capacité d’huile exportable atteint 49 l. C’est l’une des plus importantes du test, à égalité avec le Massey Ferguson. L’Arion est équipé de trois distributeurs électrohydrauliques.

Le réglage du débit dans les deux sens et d’une temporisation se fait depuis le terminal. Il nous indique également si les distributeurs sont verrouillés en affichant un petit cadenas

Prise de Force 8/10

Notre tracteur compte 3 régimes de prise de force, 540 E, 540 et 1 000. On peut regretter l’absence de position neutre. Les vitesses de rotation sont atteintes aux régimes respectifs de 1 550 tr/min, 2 000 et 1 920 tr/min. La sélection du régime est simple grâce à 3 boutons sur le montant. Ils passent en orange quand ils sont activés. Le mode « auto » s’engage simplement depuis la console.

Ponts 8/10

L’Arion hérite d’un pont avant suspendu à bras indépendants Carraro. Il est équipé de 21 graisseurs alimentés par un graissage centralisé, en option. Ce tracteur est doté d’une direction dynamique, pour réduire le nombre de tours de volant lors des manœuvres. Très sophistiqué, ce dispositif offre de nombreuses possibilités de réglage. Le pont avant comme le blocage de différentiel s’activent depuis la console de droite. Cependant, c’est le même bouton qui réalise le passage en mode auto ou permanent. Ainsi, difficile de savoir si nous sommes en permanent ou en automatique. En auto, le pont avant tout comme le blocage de différentiel se désactive à 20 km/h. Petite particularité, le pont avant s’engage dès que l’on active le blocage de différentiel. Notons que ce tracteur possède la plus petite charge utile (avec chargeur) du test, seulement 1 780 kg alors que la moyenne du test est de 2,4 t.

Confort de conduite 6/10

Le siège est confortable mais la conduite est perturbée par une cabine plutôt bruyante. La suspension de pont avant et celle de la cabine se montrent efficaces sur la route et sur les chemins accidentés.

Lumineuse. Le grand toit vitré descend jusqu’au pare-brise. Il n’y a pas d’armature entre les deux. La visibilité sur l’avant est excellente. La cabine est bien agencée et le joystick tombe sous la main. La présence d’un rail permet de fixer un terminal additionnel.
Multifonction. En plus de contrôler le chargeur, le joystick regroupe les commandes de la transmission et du relevage arrière.
En cabine. Le confort du siège et des suspensions contraste avec une cabine un peu bruyante.
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Une cabine lumineuse et ergonomique 8/10

La cabine à 6 montants se distingue par son pare-brise panoramique. Elle est spacieuse et lumineuse. Elle offre une bonne visibilité sur l’avant comme sur l’arrière. Cependant, lorsque l’on abaisse complètement le pare-soleil (dans le but de faire disparaître le toit panoramique), la cabine perd beaucoup en luminosité. La finition est correcte, avec un environnement dominé par des éléments en plastique gris. Le siège passager est pliant et plutôt spacieux. Sous ce dernier est placé un compartiment réfrigéré. Côté rangement, on note la présence de vide-poches et de plusieurs porte-canettes.

L’ergonomie est bonne, surtout grâce au joystick positionné sur l’accoudoir, qui tombe sous la main. En manipulant le chargeur, on peut comparer l’ergonomie à celui d’une pelleteuse hydraulique. En outre, les principales fonctions se commandent depuis les boutons du joystick. Elles s’actionnent toutes avec le pouce. On retrouve le passage des rapports sous charge et des gammes, les commandes du relevage arrière, ou encore le mémo du régime moteur. Une simple pression sur le bouton avec le cadenas verrouille les commandes du chargeur. Cette fonction est pratique pour la route ou pour les travaux des champs.

Les commandes des phares, un peu minimalistes, sont positionnées sur le montant gauche. On retrouve quatre projecteurs de travail à l’avant comme à l’arrière, sur le toit de cabine.

Notre Arion reçoit l’écran CIS. Il est en couleur mais pas tactile. Il prend place dans le montant avant droit de la cabine. La navigation est réalisée avec la molette et la touche « esc ». Elles sont situées derrière le volant sur le côté droit. De nombreux paramètres sont réglables depuis cet écran, comme l’hydraulique, la transmission, la gestion des fourrières ou encore l’agressivité de l’inverseur. La navigation avec seulement deux boutons nécessite un peu d’entraînement. Elle est quasiment impossible à réaliser pendant le travail car il faut se pencher sur le volant pour accéder à ces commandes.

Moniteur. L’écran couleur est clair, avec de nombreuses possibilités. Dommage que la navigation ne soit pas intuitive.
Information. Le tableau de bord affiche le régime de la prise de force ou du moteur mais pas les deux en même temps.
Navigation. Dans le terminal, la molette nous permet de naviguer entre les icônes. Le bouton « esc » revient en arrière.
Le récap
Les points positifs
  • Moteur peu gourmand

  • Cabine ergonomique avec une bonne visibilité et un joystick efficace

  • Prise en main rapide

  • Système de braquage dynamique

Les points négatifs
  • Performances hydrauliques inférieures à la moyenne

  • Plus faible charge utile du test

  • Séquences de bout de champ basiques

  • Passage des rapports trop brusque à vide

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Cet article est paru dans La France Agricole

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