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Dossier « J’ai implanté mon colza au monograine et en direct »

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« Je ne sais pas encore quel sera le rendement de mon colza mais, cette année je suis confiant », se félicite Jean-François Hérault, qui adhère à un groupe 30 000 sur cette culture en Champagne berrichonne. © THIERRY MARTROU

Dans ses terres, Jean-François Hérault estime qu’en ne travaillant pas le sol, en semant tôt et en apportant assez d’engrais, on a les meilleurs insecticides et herbidides qu’il soit.

«En 2018, il n’y a pas eu de colza sur mon exploitation, informe Jean-François Hérault, agriculteur à Brives, dans l’Indre. Cela faisait trois ou quatre ans que j’obtenais péniblement 30 q/ha avec des charges opérationnelles énormes, de l’ordre de 600 €/ha. » Mais en Champagne berrichonne, dans les terres argilo-calcaires assez superficielles, le choix des têtes d’assolement est limité. Jean-François a donc changé de stratégie l’été dernier, pour implanter seulement la moitié de sa sole habituelle et en semis direct, à l’aide d’un monograine (réalisé par un entrepreneur local).

« Pour réussir cette culture, il faut un précédent avec une récolte assez précoce. Chez moi, il s’agit de l’orge de printemps installée en hiver. Cela m’a permis de semer mon colza très tôt, fin juillet 2019, juste après une pluie de 8 mm. » En l’absence de problème de structure, la culture a été implantée sans travail du sol préalable. Ce dernier reste ainsi bien rappuyé et préserve sa fraîcheur pour optimiser la levée et ne pas favoriser la germination des adventices. Le semis a eu lieu avec un apport de 11-26 (azote et phosphore protégé), car une plante alimentée correctement résiste mieux aux différents stress.

Un intérêt économique

Côté variété, Jean-François Hérault a opté pour Angelico (Limagrain), qui a une très bonne vigueur au départ et résiste à la virose TuYV, transmise par le puceron vert. « Je profite de ce matériel génétique pour éviter de traiter. »

Alors que les précipitations n’ont repris que le 23 septembre 2019, la crucifère s’est développée très rapidement (6 feuilles le 7 septembre). Dans ces conditions, il n’a eu à gérer que les repousses de céréales, les dicotylédones ayant été étouffées par le colza.

Ce changement de tactique présente un intérêt économique manifeste. L’agriculteur n’a pas employé d’outils à disques et à dents pour préparer les semis (coût habituel de 80 €/ha). L’utilisation d’un semoir monograine a aussi réduit la dose en passant à 40 graines/m2 (contre 50 avant). Enfin, environ 150 € ont été économisés sur les herbicides et 50 € sur les insecticides (lire ci-dessus).

Pression ravageurs moindre

« Comme les deux années précédente, la pression ravageur a été impressionnante en 2019, constate Jean-François Hérault. Mais mes colzas étant très développés, je n’ai pas eu à déplorer de dégâts de larves de grosses altises ou de charançon du bourgeon terminal. Pourtant, ils ont fait des dommages aux alentours. Ainsi, de cinq insecticides utilisés auparavant, et pas forcément avec de bons résultats, je suis passé à deux seulement sur petite altise et charançon de la tige. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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