L’année 2019 a été mouvementée pour les chambres d’agriculture. Si les résultats des élections publiés en février ont maintenu la FNSEA et Jeunes agriculteurs (JA) dans une position ultra-majoritaire en nombre de chambres, seuls 46,40 % des exploitants ont voté, soit une baisse du taux de participation de 8 points par rapport au précédent suffrage de 2014. Pour la première fois, les votants étaient moins nombreux que les abstenus. Quelques mois plus tard, c’est un vent tempétueux venu du gouvernement que les nouveaux élus ont dû affronter. Celui-ci avait projeté durant l’été de réduire de 15 % les recettes fiscales revenant aux chambres d’agriculture.

Avec le soutien de plusieurs parlementaires, issus notamment de la majorité, elles ont obtenu en octobre une suppression de la mesure dans le projet de loi de finances. Le gouvernement n’a pas hésité à se montrer « exigeant quant aux nouvelles missions des chambres d’agriculture en lien avec la transition agroécologique et à la modernisation de leur réseau ». Un rétropédalage qui ressemble davantage à un sursis qu’à une faveur.

Alexis Marcotte