Au cours des trois premiers trimestres 2017, la production d’animaux finis recule de 1,1 % en têtes et de 2 % en poids. Seuls les abattages de vaches allaitantes ont progressé (+ 4,6 %, en têtes), avec un afflux à partir de la fin mai. Les cours pâtissent de ces fortes disponibilités et d’une demande morose. Après quatre années de hausse, les abattages de vaches laitières se replient de 5 %.

Le marché du jeune bovin est en revanche tonique, surtout depuis l’été. Pour les neuf premiers mois, les abattages de bovins mâles reculent de 2,9 % en têtes. Conséquence de cette baisse, d’ailleurs générale en Europe, les cours français progressent de 4,1 %. Le marché européen est dynamique et toutes les conformations d’animaux profitent de l’embellie.

Les abattages de veaux de boucherie se contractent de 1,6 % en têtes et de 1 % en poids durant les neuf premiers mois de l’année. Malgré ce repli, les cours sont inférieurs de 3,2 % à ceux de 2016 et de 4,5 % à la moyenne 2012-2016. La tendance semble s’inverser en fin d’année, avec une hausse saisonnière des cours particulièrement importante, notamment pour les O rosé clair. La proportion de veaux croisés augmente, mais ils sont dévalorisés, car ils ne trouvent pas leur place sur le marché.

La consommation de viande bovine (veau inclus) se replie de 2,3 % au cours des neuf premiers mois de l’année. Les importations baissent globalement de 3 %. Les achats originaires d’Irlande (de type viande) baissent de 5 %, alors que ceux de Pologne (à bas prix) augmentent de 13 %. Les exportations se maintiennent au niveau de 2016.

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