Avec 5,1 Mha, la surface de blé tendre diminue légèrement (- 32 000 ha) par rapport à celle de 2016. En revanche, après la débâcle de l’an dernier, les rendements retrouvent un niveau conforme à la normale dans les principales régions de production. Le rendement moyen national s’établit à quelque 73,5 q/ha, contre 53,7 en 2016 et 79,3 en 2015. La qualité est également au rendez-vous, avec 75 % des volumes au-dessus de 76 kg/hl (l’inverse en 2016) et une teneur en protéines de 13,4 %, soit presque un point de plus que la moyenne des cinq dernières années. La production nationale serait de l’ordre de 37,5 Mt (27,6 et 40,9 en 2016 et 2015). Malgré des superficies en baisse d’environ 2,5 %, la production européenne est en hausse de 8 Mt, à 142 Mt, mais bien en deçà de celle de 2015 (plus de 152 Mt).

Le fait marquant de cette campagne est la nouvelle progression de la production de l’ex-URSS, avec plus de 138 Mt (131 l’an dernier), et particulièrement de la Russie, qui récolte 82 Mt. Elle est ainsi en mesure d’exporter plus de 32 Mt et de devenir le premier exportateur mondial de blé, sous réserve d’éventuels problèmes logistiques.

Avec des prix compétitifs, les origines mer Noire dominent logiquement les échanges mondiaux au cours de cette première partie de campagne, marquée une nouvelle fois par une production mondiale abondante, de l’ordre de 750 Mt. Nul doute que le stock final (267 Mt selon l’USDA) impactera la prochaine campagne, en l’absence d’accident climatique.

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Les céréales en hausse sur Euronext dans un marché incertain

Les prix du blé et du maïs étaient en hausse ce lundi 24 janvier 2022 après-midi sur le marché européen, dans un contexte d’incertitudes lié aux tensions à la frontière russo-ukrainienne et de craintes quant aux approvisionnements.