Avec la fin du régime des quotas, les fortes incitations des industriels à une augmentation des surfaces semblent avoir porté leurs fruits.

Après la hausse de l’an dernier, les surfaces de betteraves sucrières enregistrent une forte progression, à près de 469 000 ha, contre 405 000 ha en 2016. La région Hauts-de-France cumule à elle seule la moitié des surfaces. Le rendement moyen est également orienté à la hausse, puisque des 85 t/ha en 2016, il dépasserait cette année les 92 t/ha à 16° de sucre, avec des variations quelquefois importantes d’un département à l’autre au sein d’une même région.

La récolte globale de betteraves passe ainsi de 34,6 Mt en 2016 à 43 Mt, pour une production de sucre de l’ordre de 6 Mt (4,7 Mt en 2016). De même, l’augmentation est sensible dans les autres pays européens, si bien que la production de sucre de l’Union européenne passerait d’un peu plus de 16,5 Mt à près de 20 Mt.

Les productions indienne et chinoise progressent également. Même tendance, mais dans une moindre mesure, au Brésil, où les surfaces se stabilisent et où plus de la moitié de la canne est orientée vers la fabrication d’éthanol, actuellement plus rentable, au détriment de celle de sucre. Ainsi, après deux années déficitaires, la production mondiale (180 à 185 Mt) serait à nouveau supérieure à la consommation de 4,5 à 6 Mt.

Après l’embellie de 2016, le cours mondial du sucre, particulièrement sensible à cet équilibre entre la production et la consommation, s’est fortement dégradé, pour retrouver son plus bas niveau des années 2013 à 2015.

© C. Thiriet