Notre Massey Ferguson est issu de la série 5S, présentée fin 2020. Cette dernière génération reprend l’ADN des tracteurs d’élevage du constructeur, en apportant son lot de modernité, à commencer par son look extérieur. La gamme commence à 105 ch et va jusqu’à 140 ch. Notre modèle, un 5S 125 est, ici, en version Efficient, qui est la finition intermédiaire.

Cabine

L’accès aux commandes de notre 5S est l’un des meilleurs du test. Les trois marches sont dignes d’un escalier et sont accompagnées par une porte bien large. Le siège basses fréquences Grammer est en tissu. L’habitacle est assez moderne, grâce notamment à l’accoudoir. Ce dernier apporte un côté high-tech au tracteur. Une grande partie des commandes y sont disposées. On y trouve aussi deux joysticks très bien équipés. Il faut dire que cet accoudoir a été introduit sur les 8S et est désormais présent sur une grande partie de la gamme du tractoriste. Le reste des commandes prend place sur la console et le montant droit. Le tableau de bord comprend deux petits écrans. Celui de droite est purement informatif et nous renseigne sur le tracteur. Nous effectuons les réglages dans celui de gauche. La navigation se fait grâce à des touches sur la colonne de direction. Nous ajustons, d’ailleurs, cette dernière avec une commande archaïque.

Le 5S hérite d’un beau coffre de rangement dans la console de gauche. Son couvercle comprend également des porte-gobelets.

Moteur

Le bloc de 4,4 l est fourni par AgcoPower. Il est Stage V et délivre ici 125 ch. L’accélérateur à main est assez massif, toutefois il reste souple et précis. Plusieurs programmations sont possibles. Nous pouvons enregistrer une butée haute avec un bouton explicite, en bonne place sur l’accoudoir. Sa valeur est ajustée dans le terminal. Le 5S dispose aussi d’une mémorisation de régime moteur. Nous la paramétrons dans le terminal ou par un appui long. L’activation se fait depuis le joystick. Nous pouvons ensuite ajuster l’agressivité de la montée du régime moteur. Sur notre tracteur, il est aussi possible d’augmenter automatiquement le régime moteur lorsque l’on utilise le chargeur.

Transmission

Ce 5S conserve la Dyna-6, produite dans l’usine du Gima. C’est une semi-powershift robotisée avec 4 gammes et 6 rapports sous charge. Les 24 rapports sont disponibles dans les deux sens. Cette transmission est munie de deux modes, I et II. Si ces numéros manquent de clarté, ils s’apparentent en fait à des modes Champ et Route, comme on peut retrouver chez certains concurrents.

Le bouton de sélection est en très bonne place sur le joystick, mais encore faut-il connaître son utilité. En I, nous gérons le passage des powershift avec une impulsion sur le joystick multifonction. Pour changer de gamme, il nous faut maintenir la touche placée derrière le levier, lors de notre impulsion. Dans le mode II, on ne s’occupe plus du passage des gammes, dès que le sixième rapport sous charge est atteint, l’impulsion suivante nous bascule directement dans la gamme supérieure. Ces deux stratégies s’accompagnent d’un mode automatique. Son activation se fait très simplement depuis l’accoudoir. Si nous sommes en mode I, le mode auto va gérer uniquement les powershift. Si nous avons choisi le mode II, ce sera l’ensemble de la transmission. Deux rapports de vitesses sont mémorisables, C1 et C2. Ils s’activent depuis le joystick. Sur la console, deux molettes que l’on retrouve sur les modèles Dyna-VT, la variation continue de la marque, sont présentes. Elles portent la mention C1 et C2. Pourtant, elles nous servent à ajuster l’automatisme de la transmission et régler une vitesse maximale. L’inverseur est ergonomique et bien placé. Son agressivité est réglable dans l’écran. Il permet de gérer les rapports de la transmission, dans les deux sens de marche.

Relevage

Le relevage de catégorie III propose une capacité de 6 t. Nous le pilotons avec un interrupteur à bascule. Celui-ci est facilement identifiable, en plein milieu du joystick. Il possède une position neutre qui stoppe les bras. En appuyant au-delà du clic de la touche pour descendre les bras, nous passons outre la consigne de base et les bras descendent alors au maximum. Le contrôle de la profondeur de travail est assuré par une molette chromée, positionnée à plat. Elle possède une graduation.

Nous pouvons mémoriser une position grâce à une seconde molette, située en dessous. Le reste des commandes auxiliaires prend place dans le montant droit. Il est possible de régler la vitesse de descente en automatique, en fonction du poids de l’outil. Pour atteler, une commande pas à pas est positionnée au milieu de la console et la visibilité sur les bras est bonne. Les commandes sur les ailes sont bien placées mais, avant de s’en servir, il faut les déverrouiller à l’aide d’une séquence à effectuer avec les deux boutons. Ce n’est pas pratique.

Hydraulique

Notre tracteur est équipé de quatre distributeurs. Deux sont mécaniques et se pilotent depuis la console. On regrette l’absence de repères comme un numéro ou un code couleur, absent également des prises. Les deux autres distributeurs sont électrohydrauliques. Ils sont, ici, destinés au chargeur. Nous les pilotons avec un levier en croix. Nous devons toutefois penser à déverrouiller l’hydraulique au préalable. Cela passe par un interrupteur général et par un autre, uniquement pour le levier en croix.

Prise de force

Le modèle 5S reçoit trois régimes de prise de force. La sélection est électrique, depuis le montant droit. Nous activons la prise de force sur l’accoudoir. Sur ce dernier, nous trouvons également l’activation de l’automatisme, qui n’est pas réglable.

Ponts

Pour l’activation du pont avant comme pour le blocage du différentiel, nous disposons de deux boutons avec un mode auto et un mode permanent. Ces quatre touches sont au milieu de l’accoudoir. Il est possible d’ajuster la suspension du pont avant dans le montant de droite ou dans l’écran.

Sur la route

Avant de partir, nous devons enlever le frein à main. Celui-ci est coincé entre notre siège et celui du passager. Il n’est pas aisé à manipuler et ne nous facilite pas non plus la vie lorsqu’il faut déplier le siège passager.

Une fois sur la route, nous apprécions le confort de la transmission. Les rapports sous charge sont souples et nous activons très vite le mode auto. Le frein est facilement dosable et comprend un dispositif pour débrayer. La visibilité sur l’extérieur est bonne et le bruit en cabine est correct.