Éleveur de vaches charolaises à Saint-Just-près-Brioude, en Haute-Loire, Christophe Riocros soigne 65 bêtes. Il possède une exploitation de 130 hectares repartis entre 25 ha de céréales et environ 105 ha de pâtures.

« J’ai fabriqué mon parc de contention au printemps 2021 pour résoudre plusieurs problèmes. Le principal objectif était de renforcer la sécurité après un incident avec une vache qui m’a chargé et a failli me tuer. Le second problème à résoudre vient de la disposition de mes parcelles, qui sont très dispersées avec les plus lointaines à 30 km. Le dernier­ obstacle était l’obligation de déplacer mes vaches pour effectuer les soins. Une fois, j’ai perdu une bête car elle avait sa matrice retournée et elle n’a pas supporté les secousses du transport en bétaillère », explique Christophe. À présent, le parc permet au vétérinaire d’intervenir sur la bête sans avoir à la déplacer.

Monté sur le chargeur

« J’ai choisi de monter la cage sur le chargeur afin de faciliter sa manipulation. En cas d’indisponibilité du chargeur, je peux aussi l’atteler sur le relevage 3 points en installant simplement des axes et des goupilles. Pour la construire, je suis parti du tablier MX que j’ai acheté afin qu’il corresponde parfaitement aux cotes. Autour de ce dernier, j’ai soudé un cadre constitué de tubes carrés en acier. Cette base est prévue pour supporter le poids de l’ensemble (les 4 barrières en acier galvanisé et les poteaux d’angle). Pour chaque angle, j’ai créé des supports avec des tubes carrés très épais afin de rendre la structure la plus sûre possible. J’estime avoir consacré entre 35 et 40 heures à la construction du parc », ajoute Christophe. Une barrière placée à l’intérieur de la cage forme un couloir et empêche l’animal de se retourner.

Le parc mesure 9 m2 et pèse 500 kg, il peut donc être utilisé seul, sans être attelé au tracteur. La structure peut se replier pour qu’elle ne dépasse plus vers l’avant et ne mesure que 3 m de large afin de respecter le gabarit routier.

Une utilisation régulière

« Maintenant que j’ai cette solution, je n’hésite pas à m’en servir dès qu’il faut isoler un animal. Par exemple, je l’utilise pour boucler les veaux ou lors des problèmes de vêlage. Je m’en sers également lorsque je dois isoler les broutards. Pour isoler un bovin, je commence par le faire entrer dans le parc que je ferme. Ensuite, je l’attrape avec une longe et le place dans le petit couloir. Je l’attache alors à la barrière et le bloque avec le couloir afin d’éviter qu’il fasse des gestes brusques ou se retourne. Il m’est arrivé d’avoir un problème sur une bête la nuit. Si elle est couchée, je déplie le parc et le passe au-dessus d’elle rapidement afin qu’elle panique le moins possible, et je me sers des phares de travail du tracteur pour l’éclairer. Je l’utilise aussi à chaque intervention du vétérinaire dans la pâture, que ça soit pour de la prophylaxie ou pour des soins », précise Christophe.

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