Arrivé récemment sur le marché de la chargeuse, le constructeur italien bénéficie d’une grande expérience en chargeurs télescopiques. La gamme Agri Pivot compte désormais 5 modèles, de la T40 à la T80. La T90 a été présentée à Agritchnica à l’automne dernier.

Flèche et hydraulique

La capacité de levage de l’Agri Pivot est la plus forte lorsque l’outil est au niveau du sol, soit 3,7 t. Plus la hauteur de levage est importante, avec la flèche sortie, moins elle est performante face à ses concurrentes. À l’inverse, quand la flèche est rentrée et à une hauteur de 3 m, elle atteint une capacité intéressante de 4,5 t. Notons qu’elle est annoncée à 2,2 t par le constructeur.

L’impressionnant vérin de bennage/cavage, monté en position verticale, offre une faible force d’arrachement de 2,8 t. Ceci s’explique par une cinématique trop simple entre le vérin et le tablier, qui ne bénéficie pas de l’effet de levier d’une cinématique en « Z ».

La puissance hydraulique est fournie par une pompe à engrenage de 98 l/min. Pour la troisième fonction, le débit mesuré est de 76 l/min. Le parallélogramme hydraulique est breveté. Il est intégré dans le fût du vérin de levage. Il fonctionne sur le principe d’un vérin maître/esclave. Avec les fourches à palette, il s’est montré efficace avec seulement + 2° de variation sur toute la course du cycle de la flèche, de bas en haut.

La suspension de la flèche est en option. Elle est présente sur notre Agri Pivot. Dès que nous utilisons le joystick, elle se coupe pour apporter plus de précision aux mouvements.

Moteur et transmission

La T60 est motorisée par un bloc 4 cylindres Kubota de 3,3 litres développant 75 ch, doté d’un filtre à particules. Il est monté en position longitudinale avec les radiateurs à l’arrière de la chargeuse. Le moteur entraîne une transmission hydrostatique Bosch Rexroth. La transmission offre deux gammes. La vitesse maximale relevée est de 20 km/h. La T60 a une capacité de traction de 3,6 t, soit la plus faible du test. Pour le marché français, une seconde gamme offre une vitesse de 40 km/h et une force de traction atteignant 4,8 t. Cette seconde gamme ne fonctionnait pas sur notre machine allemande. En standard, la chargeuse repose sur deux ponts Dana Spicer. Le blocage de différentiel est automatique de série à l’avant et en option à l’arrière. Pour le suivi du relief du sol, l’oscillation s’effectue sur l’essieu arrière.

Conduite/manutention

La conduite de la Dieci est plaisante grâce à un petit volant doté d’une boule. Le confort en cabine est parfois perturbé par des bips à répétition. Le toit ouvrant vitré apporte une très bonne visibilité sur l’outil et l’espace est dégagé autour du volant. Pour activer les mouvements avec le joystick, la main doit envelopper entièrement le levier. Un capteur de présence sécurise les mouvements au joystick. D’ailleurs, une fois la machine prise en main, nous avons tendance à tenir le joystick entre le pouce et l’index. À ce moment, le capteur ne détecte plus la main et les mouvements s’arrêtent instantanément. Pour disposer de puissance hydraulique, il ne faut pas hésiter à accélérer et monter dans les tours. Ce qui a un impact sur la consommation : avec un travail équivalent à la concurrence, elle consomme presque 11 litres à l’heure. Pour la précision d’avancement de la machine, la pédale à gauche de la colonne gère l’approche. Les deux autres, à droite, correspondent à l’accélérateur et au frein. La troisième fonction se gère au joystick. La commande est proportionnelle. Le pouce gère également l’inverseur et la sortie de flèche. Un bouton derrière le levier active le neutre de la transmission. Le bouton de position flottante est mal placé : il se situe dans le plafonnier, en haut à gauche. Deux phares sur la flèche facilitent le travail. La T60 est adaptée à tous les travaux de la ferme. Son accessibilté facilite l’utilisation au quotidien.

 

 

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Test comparatif/Manutention : Sept chargeuses articulées télescopiques