«Il peut y avoir de la rentabilité en betterave bio, mais elle nécessite une grande disponibilité, ainsi qu’une bonne maîtrise technique », estime Nicolas Rialland, expert environnement à la CGB (1). La rentabilité de la culture, bien que payée aux producteurs à des niveaux qui sont environ trois fois plus élevés qu’en conventionnel, n’est donc pas certaine.

La principale problématique provient du désherbage. « Il y a un équilibre à trouver entre le coût de la main-d’œuvre, qui peut varier du simple au quadruple en fonction des conditions, et le gain potentiel de rendement », explique-t-il. La betterave est très sensible à la concurrence sur le rang. Son rendement peut aller de 0 à 60-65 t/ha, avec une moyenne de 40-50 t/ha. En avril 2020, le Comité technique régional des Hauts-de-France a fait une estimation des charges de la culture. Avec une hypothèse basse de 50 heures/ha de désherbage manuel, les charges totales (incluant semences, fertilisation…) se portent à 2 000 €/ha. En hypothèse haute (150 heures/ha), celles-ci montent à 3 800 €/ha. H.P.

(1) Confédération nationale des planteurs
de betteraves.

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Enquête : Le bio, ça paye ?