«Ne m’appelez plus jamais TS ! » Après trente ans de bons et loyaux services, ces classiques deviennent les Juras. L’andaineur double rotor est, pour l’occasion, légèrement revu, notamment en ce qui concerne l’entretien.

Nous retrouvons sur cet outil les principales caractéristiques qui ont fait son succès. Et ce sont d’abord de bonnes finitions et de la robustesse que nous ressentons lorsque nous nous approprions l’outil.

Châssis et cinématique

La poutre principale constitue la colonne vertébrale des Juras. Sa solide section de 150 × 200 mm supporte les deux poutres transversales, ainsi que le chariot arrière, procurant une largeur de transport de 2,90 m. Un cardan à double homocinétique assure la transmission aux rotors. Un couple conique à denture hélicoïdale entraîne les toupies.

Rotors

Ils bénéficient d’une suspension intégrale des cardans, procurant une meilleure adaptation aux irrégularités du sol. Sur chaque toupie, douze bras droits et à section circulaire supportent chacun huit dents coudées. Celles-ci forment un râteau de 48 cm de largeur. Les dents ne sont pas en prise directe sur le bras. À noter que ce dernier est en acier traité anticorrosion.

Réglages

Pas moins de sept positions sont proposées pour trouver l’angle des dents devant former un andain propre et arrondi. En ce qui concerne la hauteur de travail, il faut actionner avec vigueur une manivelle, pour laquelle nous ne trouvons malheureusement aucun repère.

Au travail

À l’attelage, nous branchons un raccord simple effet et un double effet hydraulique. Les vérins sont situés sous le châssis de l’andaineur. Nous tirons sur deux cordes de couleurs différentes, rouge et noire, qui libèrent les deux cales. La manœuvre nous permet de déplier l’andaineur.

L’autre fonction hydraulique gère la largeur de travail variable. Une échelle graduée bien visible donne une indication de la largeur d’andain visée. D’après nos mesures, celle-ci est de 1,37 à 2,16 mètres. Nous constatons par contre une hauteur minimale en passage d’andain de 29 cm. Si elle fait partie des plus faibles du test, elle n’aura en tout cas pas endommagé les bandes de fourrage. À noter qu’il est possible de se trouver en position passage d’andain pour un côté de l’andaineur, et avoir dans le même temps l’autre côté relevé. La seule petite particularité dans la gestion des ficelles est de mémoriser le côté correspondant à la couleur, la disposition sur la machine étant inversée.

Le 8055 Pro effectue un travail très correct, notamment grâce au suivi du sol et à l’effet jet des toupies. Deux lumières autorisent les mouvements 3 D sur deux axes.

Entretien et remisage

Le passage en mode transport s’effectue simplement en effaçant manuellement les barres de protection latérales, puis en retirant trois bras sur chaque toupie. Les barres se replient juste en poussant et il n’y a pas de fixation supplémentaire. Les bras s’enlèvent aussi facilement et se rangent dans un magasin solide, à l’aide des mêmes goupilles.

Une fois replié, l’andaineur présente une hauteur inférieure à 4 mètres. Une double béquille assure la stabilité lorsque l’outil est dételé. Sa hauteur n’est alors que de 3,70 m.

En ce qui concerne l’entretien, nous avons compté une vingtaine de graisseurs - hors transmission -, ce qui est assez peu au regard de plusieurs des concurrents.