Dans le Sud-Ouest, « le soja bio est une culture très rentable », assure Jean Arino, conseiller spécialisé à la chambre d’agriculture du Gers. « Cette culture motive de plus en plus de producteurs à se tourner vers l’agriculture biologique. » Payé au producteur environ 660 €/t, soit deux fois plus qu’en conventionnel, le soja bio a des rendements relativement équivalents en irrigué. « Depuis 2006 dans le Gers, la marge brute n’est pas descendue en dessous de 1 200 €/ha hors aides Pac, contre en moyenne 800 €/ha en conventionnel », ajoute le conseiller.

Pour la culture en sec, les résultats sont plus variables car les rendements peuvent aller du simple au double. Il en est de même dans des régions au climat moins favorable, la culture ayant besoin d’une somme de températures importante. Les surfaces adaptées à la culture du soja bio n’étant pas extensibles, « le marché aura du mal à saturer », estime-t-il (lire l’encadré).

Les charges liées au désherbage peuvent être conséquentes. « On estime que le binage nécessite 8 à 10 h/ha, soit deux fois plus qu’en conventionnel. À cela s’ajoute le désherbage manuel, pouvant aller de 2 à 3 h/ha en sec, jusqu’à 6 h/ha en irrigué ». H.P.

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Enquête : Le bio, ça paye ?