Les premiers essais sur la liberté de la truie en maternité, réalisés à la station de Guernevez (Finistère) à partir des années 2000, ont évalué l’absence totale de contention ou des durées de blocage après mise bas très courtes (2 jours). « Les taux de pertes étaient très élevés, de l’ordre du tiers des porcelets, relate Yannick Ramonet, des chambres d’agriculture de Bretagne. C’était incompatible avec un système économiquement viable. »

7 à 11 jours

Il a donc été décidé de bloquer les truies pendant la période à plus grand risque, que sont les quelques jours après la mise bas, quand les porcelets sont encore fragiles et peu vigoureux pour se déplacer.

Des tests ont été menés en libérant les mères 11 puis 7 jours après la mise bas. « L’écrasement représente 53 % de la mortalité totale sur la période de lactation, dont 60 % dans les deux jours qui suivent la mise bas, lorsque les truies sont encore bloquées, précise l’ingénieur. Lorsque la truie est bloquée 7 jours, le taux de mortalité avant libération est réduit par rapport à un blocage de 11 jours, mais celui après libération augmente. Au final, sur l’ensemble de la carrière en maternité, les taux sont équivalents. »

Le facteur individuel est un élément à prendre en compte (voir ci-dessous). La répartition de la mortalité est très hétérogène selon les portées. Statistiquement, les truies plus âgées sont celles qui écrasent le plus de porcelets (poids, musculature…). Cela devrait amener à des stratégies de durée de contention différentes en fonction de l’âge des truies, de leur carrière, et en termes de renouvellement du troupeau.

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