Les Magnum AFS Connect ont été présentés l’année dernière. Ces tracteurs ont été revus, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. La gamme comprend quatre puissances du 310 au 400 ch. Alors que notre modèle est uniquement proposé avec la transmission CVX, le 400 ne peut recevoir que la full powershift. Cette nouvelle génération conserve une déclinaison RowTrac avec des chenilles à l’arrière.

Cabine

L’accès en cabine requiert 5 marches. Seule une poignée sur le côté droit nous aide à monter. Avec une structure à quatre montants, la cabine possède une porte intégrale. Notons qu’elle inclut un dispositif de centralisation, telle une voiture, pour fermer le tracteur à clé.

En cabine, presque tout a changé, accoudoir, joystick ou encore écran. Cette nouvelle mouture donne un sacré coup de vieux à la version précédente. Alors que le revêtement chromé était jusqu’ici cantonné au joystick, il fait son apparition un peu partout dans l’habitacle. Le siège en cuir est de la même couleur que le tracteur. Il pivote généreusement sur la droite. Les commandes sont presque toutes au niveau de l’accoudoir. Le reste est à la droite du plafonnier.

Moteur

Le Magnum est équipé du 8,7 litres maison. Deux régimes moteurs sont mémorisables. Ils sont programmables par un appui long ou depuis le terminal. Les touches pour les activer sont claires et bien placées. L’accélérateur à main du Case IH sort du lot. Comme pour les autres modèles CVX de la marque, il est divisé en deux. Une manette gère le régime moteur alors que l’autre est une butée haute de régime.

Dès que nous touchons à l’une des deux, une fenêtre pop-up apparaît à l’écran. Dans le menu dédié dans le terminal, il est possible de paramétrer le frein moteur selon trois positions : auto, manuel et éteint.

Transmission

La transmission à variation continue CVX possède trois plages de vitesse virtuelles. Nous passons d’une plage à l’autre simplement, grâce à la petite palette sur le joystick Multicontroller. Avec la molette présente sur ce dernier, nous ajustons ces plages à tout moment. La conduite peut se faire à la pédale ou au joystick. Ce dernier se différencie également de la concurrence. Alors que les autres tracteurs possèdent des systèmes à impulsion, Case IH reste fidèle au levier à course.

Un peu comme avec un automoteur de récolte, nous déplaçons le joystick sur sa course pour aller plus ou moins vite. Au maximum de la course, nous avançons à la vitesse maximale programmée dans notre plage de travail. La précision du levier va être influencée par la vitesse maximale fixée. Par exemple, avec le joystick à moitié, nous serons à 5 km/h si la plage est réglée à 10 km/h. Ainsi, il n’y a pas de boutons pour activer une vitesse cible. Cette stratégie de conduite demande un peu d’habitude. Attention, contrairement aux joysticks à impulsion, le tracteur commence à rouler si le levier n’est pas à sa position minimum lorsque nous sélectionnons le sens de marche.

L’agressivité de la transmission est également réglable selon trois niveaux avec une touche sur l’accoudoir. Enfin, depuis le terminal, nous pouvons choisir de conduire le tracteur en mode auto ou manuel.

Relevage

Le relevage arrière est ici de catégorie 4. Il possède une capacité sur toute sa plage de 10 884 kg. La commande principale est sur le joystick. Une commande pas à pas est présente sur l’accoudoir. La molette de contrôle de la profondeur prend place au milieu de l’accoudoir. Elle est positionnée à plat. Les réglages auxiliaires se font dans le terminal. Cependant, il est aussi possible de les ajuster avec deux molettes placées dans l’accoudoir. La première sélectionne les réglages à effectuer. La seconde ajuste la valeur. Si ce raccourci est pertinent, nous regrettons que les molettes manquent de précision, la faute peut-être à un écran trop lent.

Le relevage est équipé d’un troisième point hydraulique, mais celui-ci n’est pas branché sur les prises arrière. C’est une bonne idée pour éviter de limiter le nombre de distributeurs. Par contre, lorsqu’il s’agit de l’activer, c’est autre chose. Après moult recherches, nous trouvons comment l’actionner depuis le terminal. Il faut dire que la traduction de l’écran qui renomme cette pièce en « bras supérieur » manque de clarté.

Hydraulique

Notre Magnum reçoit quatre distributeurs à l’arrière et deux à l’avant. Ils sont identifiés par un code couleur et des numéros plutôt discrets que ce soit à l’écran ou à l’arrière du tracteur. L’accoudoir reçoit un levier en croix dédié à l’hydraulique et 4 finger tip. Ceux-ci possèdent un rétroéclairage de couleur. Ainsi, en fonction du distributeur que nous affectons sur un finger tip, ce dernier va prendre la couleur associée. C’est une solution moderne et bien pensée.

Nous pouvons également piloter deux distributeurs au choix depuis le joystick, et même deux de plus en paramétrant les touches personnalisables. Les réglages des temporisations et du débit se font à l’écran. Le débit peut aussi s’ajuster depuis l’accoudoir, avec deux molettes. Comme pour le relevage, la première sélectionne le distributeur à régler et la seconde ajuste la valeur. Une fois encore, ce raccourci manque de réactivité.

Prise de force

Ce pur américain n’est équipé que du régime 1000. L’activation se fait depuis l’accoudoir. Bien placés autour de la commande principale, nous trouvons les boutons d’activation du mode auto ou encore un raccourci vers le menu dans le terminal.

Pont

Le blocage du différentiel comme l’activation du pont avant disposent chacun de deux boutons, un pour activer le mode auto et un second pour enclencher le mode permanent. Le mode automatique est réglable dans le terminal selon quatre angles de braquage des roues.

Au travail

Au champ comme sur la route, le Magnum se montre plutôt confortable. Avec le siège qui pivote bien sur la droite, nous surveillons facilement­ le travail effectué. La visibilité sur l’avant de la machine est pénalisée par un capot volumineux mais sauvée par une caméra frontale. La stratégie de conduite­ au joystick demande un peu de pratique, mais presque tout se fait depuis ce dernier. Dommage que ce tracteur se révèle bruyant à l’usage.