Alain-Marie Rabaud est maraîcher près de la Roche-sur-Yon. Il fait partie des premiers employeurs à avoir cotisé au Comité des œuvres sociales des salariés agricoles de la Vendée (Cossa 85). « Je faisais même partie des négociations, explique-t-il. C’était intéressant car le Cossa est une association paritaire composée à 50 % d’employeurs et à 50 % de salariés. »

Attirer les candidats

Si l’association a été fondée il y a vingt ans pour concurrencer les autres secteurs sur le recrutement de la main-d’œuvre, Alain-Marie Rabaud l’envisage dorénavant plutôt comme un bonus offert à ses salariés. « Avant tout, c’est le travail de plein air, les conditions sur le poste et le respect de la personne qui fidélisent notre main-d’œuvre », souligne-t-il.

Avec une centaine d’employés tout le long de l’année, dont 80 ETP (équivalents temps plein), Alain-Marie Rabaud décide de parler du dispositif et de son fonctionnement dès le recrutement. « Au début, il arrive à certains salariés de refuser car ils n’ont pas saisi tous les avantages qui leur sont offerts, explique le chef d’exploitation. Mais rapidement, tous finissent par y trouver un intérêt. »

Une offre diversifiée

Il faut dire que les démarches sont assez simples pour les salariés. « Une inscription en ligne suffit », explique Patricia Bialade, salariée sur l’exploitation d’Alain-Marie Rabaud. L’offre est très diverse : « Du chèque vacances aux billets pour le zoo, en passant par les activités sportives pour les enfants, souligne-t-elle. Le repas de fin d’année permet également de rencontrer tous les salariés agricoles du département, c’est enrichissant. Ça nous permet aussi de discuter d’autre chose avec nos collègues le temps d’une soirée. »

En croissance

« Aujourd’hui, entre 2 300 et 2 400 CDI et CDD longs bénéficient de ces prestations », note Stéphane Lucereau, directeur de l’Association nationale emploi formation en agriculture (Anefa) de Vendée, à l’origine de la création du Cossa. Des chefs d’exploitation de tout type de production y cotisent. En vingt ans, jamais aucun ne s’est plaint que cela soit trop cher. »

Alors que la population agricole croît en Vendée, les adhésions au Cossa prennent la même dynamique.

A. Gambarini