En passant au Tier 4 Final, le constructeur bavarois a revu la série 300 notamment la motorisation. On note aussi l’arrivée de la cabine avec le toit panoramique. Notre modèle est un 312 en finition Profi (il est disponible en version Power, moins équipée). Il est ainsi doté de l’écran de 7 pouces tactile.

Moteur 9/10

Pour les 300 Tier 4 F, Fendt a confié la motorisation à Agco Power alors qu’il était jusqu’à présent motorisé par Deutz. C’est donc un 4,4 l qui équipe notre 312. Le constructeur explique ce choix par la volonté de monter un bloc dépourvu de Fap. Notre modèle est annoncé à 129 ch de puissance maximale à 1 750 tr/min. Le 312 n’est pas équipé d’un boost. Au banc, il affiche une puissance maximale de 121 ch. C’est au-dessus de la moyenne sans le boost (117 ch). Pour autant, c’est le tracteur le plus sobre du test. En effet, il affiche une consommation spécifique moyenne (calculé sur 6 points) de 258 g/kWh, contre en moyenne 276 g/kWh. Deux régimes sont mémorisables : un régime « min » de 800 à 1 900 tr/min et un régime « max » de 800 à 2 230 tr/min. Ils s’activent depuis le joystick avec les boutons « Min » et « Max ». Dommage qu’ils s’enregistrent et se règlent uniquement à partir du terminal.

Transmission 9/10

Pour la transmission, c’est du classique avec la variation continue maison. Elle est pilotée par le levier à impulsions. Plus on pousse et plus on avance. La sensibilité de la commande est réglable selon quatre positions. Le point fort des 300, c’est qu’il n’y a pas de plage I et II comme sur les modèles plus puissants de la marque. Il y a une seule gamme de 0 à 40 km/h.

Deux modes de conduite s’offrent à nous : au jostick ou à la pédale. Dans le premier cas, on pousse pour avancer plus vite et on tire pour ralentir. Dans le second cas, plus on appuie sur la pédale et plus le tracteur avance. Le tracteur décélère dès que l’on relâche la pédale. En mode pédale, la vitesse peut-être limitée avec le deuxième curseur situé sur la console. Le passage d’un mode à l’autre se fait avec un bouton sur la console. Dans les deux cas, le TMS régule automatiquement le régime moteur en fonction de la charge. Enfin, il est possible de désactiver le TMS. Dans ce cas, la pédale d’accélération gère juste le moteur. Deux vitesses sont programmables (C1 et C2). Une fois de plus, le réglage se fait depuis le terminal. Pour les activer, il suffit de présélectionner la vitesse désirée avec les boutons sur le joystick, puis de basculer ce dernier sur la droite. Lorsque l’on effectue ce basculement alors qu’aucune vitesse n’est préséléctionnée, le tracteur mémorise cette vitesse cible. En basculant sur la gauche le joystick (tout en appuyant sur la gâchette placée sous le pommeau) on inverse le sens d’avancement du tracteur. Un inverseur est aussi présent derrière le volant. Il est idéal lorsque l’on utilise le tracteur au chargeur.

Relevage 6/10

Le relevage du 312 comprend deux chandelles réglables, des stabilisateurs automatiques ou encore un rangement pour les boules et un troisième point hydraulique. De catégorie III, sa capacité de relevage moyenne est de 5 130 kg, ce qui est dans la moyenne du test. L’ensemble des commandes est regroupé sur la console de droite. La palette comprend deux molettes pour le contrôle de profondeur. Leur utilisation n’est pas des plus ergonomiques, surtout au labour. Un bouton montée/descente ainsi qu’un bouton stop sont présents. En un clic (bouton sur la console), le relevage se commande avec les touches « Go » et « End » du joystick. Pour les fonctions auxiliaires (butée haute, vitesses de descentes et contrôle effort/position), tout se paramètre dans le terminal.

Hydraulique 7/10

Le bloc hydraulique comprend quatre distributeurs électrohydrauliques. Avec le chargeur, nous n’avons plus que deux distributeurs disponibles à l’arrière, dont un affecté au troisième point hydraulique. Deux distributeurs sont pilotés depuis le joystick. Les deux autres (affectés au chargeur) sont commandés par un petit levier en croix en forme de boule. Le réglage de la temporisation et du débit se fait depuis le terminal. Il est possible de verrouiller chaque distributeur indépendamment, ainsi que de choisir celui commandé depuis les commandes extérieures. Nous pouvons également verrouiller tous les distributeurs électrohydrauliques d’un simple bouton sur la console. Au banc d’essais, le Fendt fournit un débit maximal de 107 l/min et une pression maximale de 193,5 bars.

Prise de force 7/10

La prise de force comprend trois régimes (1 000, 540 et 540 E) et une position neutre. L’activation est positionnée sur le même bloc que les commandes du relevage. Un double-clic active la rotation, et un simple clic l’arrêt. La fonction automatique est liée au relevage. Elle s’active avec un bouton sur la console, mais ne fonctionne que lorsque le relevage est commandé depuis le joystick.

Ponts 8/10

Le 312 s’est démarqué par sa manœuvrabilité. Il possède le plus petit diamètre de braquage (10,2 m), ainsi que le plus petit empattement. Le pont avant, comme le blocage du différentiel, s’activent simplement avec deux boutons. Le premier pour activer et le second pour passer en mode automatique. Ils sont positionnés sur la console. Avec le mode auto, le pont avant se désenclenche au-delà de 20 km/h ou lorsque l’angle de braquage dépasse 25 °. Pour le blocage de différentiel, c’est au-dessus de 20 km/h ou au-delà d’un angle de 12° pour les roues.

Confort de conduite 9/10

Le Fendt reste un très bon tracteur sur la route. Il brille par son confort et une cabine silencieuse. Le fait que l’intégralité des commandes soit sur la console plutôt que sur l’accoudoir pourra en déranger certains, mais tout tombe sous la main.

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Test comparatif : Six tracteurs de 120 ch à l’essai