Notre 5713 SL arbore le capot plongeant qui équipe les tracteurs de polyculture-élevage de Massey Ferguson depuis la série 5400. Il est doté d’une transmission et d’un pont arrière fourni par le Gima. Ce tracteur « made in France » est produit dans l’usine de Beauvais.

Moteur 7/10

Le 5713 SL est motorisé par un bloc maison AgcoPower de 4,4 l. Pour atteindre les normes antipollution, il combine un catalyseur SCR et un DOC, mais n’utilise ni filtre à particules, ni vanne EGR. Ce moteur, dépourvu de boost, délivre 118 ch à la prise de force. Sa consommation spécifique de 256 g/kWh de GNR et 19 g/kWh d’AdBlue est supérieure à la moyenne. En cabine, l’accélérateur à main est précis. Il est possible de mémoriser deux régimes. Le premier s’enregistre et s’active simplement avec un bouton placé sur l’accoudoir. En revanche, le second régime se programme uniquement dans le Datatronic. Il ne pourra être activé que dans une séquence de bout de champ, ou en l’affectant à l’une des touches personnalisables du levier en croix. Nous trouvons l’engagement des régimes mémorisés assez brutal.

Transmission 7/10

Notre 5700 est équipé de la boîte Dyna-6, qui comprend quatre gammes robotisées et six rapports sous charge. Le recoupement entre les rapports est bon. Le petit levier en T sert à passer les vitesses mécaniques et les rapports sous charge. Il est possible d’automatiser le passage des rapports en sélectionnant le bouton « pédale » sur la console. Lorsque le tracteur est en mode route (lièvre), tous les rapports peuvent être passés automatiquement. En mode champs (tortue), seuls les passages de powershift sont automatisés. Nous avons cherché un moment pour trouver comment passer d’un mode à l’autre. Il faut, en fait, appuyer sur le bouton situé sur le côté du levier en T, et débrayer simultanément. Une fois le bouton « pédale » activé, il est possible d’ajuster le régime de passage des rapports entre 1 400 et 2 000 tr/min avec la molette de gauche, et de limiter le nombre de powershift passés automatiquement avec la molette de droite. L’agressivité des changements de rapports sous charge est réglable. Le tracteur propose de mémoriser deux vitesses d’avancement, C1 et C2. Le bouton C1 est présent sur l’accoudoir, mais pour C2, il faudra utiliser le bouton des séquences de bout de champ, à condition que celles-ci ne soient pas activées. C1 et C2 se règlent avec les deux mêmes molettes que l’automatisme de boîte, mais le bouton « pédale » doit alors être inactif. Il est possible d’activer automatiquement le régime moteur mémorisé A lorsqu’on sélectionne le rapport C1. C’est pratique avec la herse rotative. Les rapports de démarrage se règlent en réalisant une manœuvre combinant l’embrayage, l’inverseur et le levier en T. L’inverseur au volant, typique de Massey Ferguson, offre la possibilité de changer les rapports de vitesse, ce qui est pratique au chargeur. Nous nous faisons une petite frayeur lors de notre première marche arrière, puisque le levier en T fonctionne de façon inversée : plus on tire, plus on monte les rapports. Le levier en croix commande aussi la boîte avec deux boutons pour les rapports de vitesse, et un pour l’inverseur. Ce dernier s’active en débrayant lors de sa première utilisation.

Relevage 6/10

Avec 4,8 t, le Massey offre la capacité de relevage la plus faible du test. Le relevage arrière est de catégorie 3, tandis que celui de l’avant est de catégorie 2. C’est regrettable, car on aimerait déplacer la masse frontale de l’avant vers l’arrière en fonction des travaux. En cabine, les commandes de montée et descente sont placées perpendiculairement au sens d’avancement. Un double-clic sur le bouton neutre déverrouille le relevage. Le contrôle de profondeur est effectué avec une grosse molette, qui se révèle très précise au labour.

Hydraulique 6/10

Notre 5713 est équipé de deux distributeurs électrohydrauliques et deux distributeurs mécaniques. La pompe fournit le plus faible débit du test avec 104 l/min, ce qui reste néanmoins suffisant pour effectuer les travaux classiques de polyculture-élevage. Le levier en croix est l’un des meilleurs du test. Nous apprécions aussi bien sa souplesse que la possibilité de piloter la boîte et deux autres fonctions. Il fait oublier l’absence d’un joystick multifonctions. Débit, temporisation et pompage continu se règlent sur le terminal.

Prise de force 8/10

Le 5713 SL propose trois régimes de prise de force : 540, 540 E et 1000 tr/min. Ils sont sélectionnés avec des boutons situés sur le montant B de la cabine. Il n’y a pas de bouton neutre parmi les sélecteurs de régime. En revanche, une position neutre existe sur l’interrupteur de la prise de force. L’automatisme s’engage au moyen d’un bouton placé près de l’interrupteur principal. Il n’est pas possible de régler cet automatisme, il faudra donc se contenter du paramétrage d’usine.

Ponts

Le pont avant et le blocage de différentiel sont contrôlés par deux boutons chacun. Le premier pour la fonction automatique, et le second pour activer le fonctionnement permanent. L’automatisme dépend de la vitesse (20 km/h) de l’angle de braquage (15 ou 20 %) et en option de la position des bras du relevage.

Confort de conduite

Le 5713 SL est équipé d’une suspension de cabine mécanique, proposée en option. Le pont avant Dana est doté d’une suspension Massey Ferguson. Ensemble, ils confèrent au tracteur un bon confort de conduite, sur la route comme au champ. Les freins sont mordants et efficaces, mais la course de la pédale pourrait être un peu plus longue. Dans la cour de la ferme, ce tracteur conçu pour la manutention offre un rayon de braquage de 10,90 m, dans la moyenne.

Sommaire

Test comparatif : Six tracteurs de 120 ch à l’essai