Nos tests comparatifs se déroulent toujours en deux étapes : un essai en conditions réelles sur une exploitation du nord de l’Allemagne et des mesures réalisées dans la station de la DLG, au sud de Francfort.

Cinq épreuves de terrain

L’exploitation qui nous accueille est spécialisée dans l’engraissement de porcs et la production de volailles. La famille cultive aussi plus de 300 hectares de Scop. Les chantiers ne manquaient pas en cette fin de mois d’août. Durant la semaine, quatre équipes de journalistes de quatre nationalités différentes se sont relayées pour travailler avec chaque concurrent. Chacune s’est vue attribuer un outil afin de mieux comparer les performances des tracteurs dans une tâche donnée. Après trois années passées avec la charrue, l’équipe de La France agricole a opté pour la herse rotative de 3 mètres. Nous avons utilisé la Lely de l’exploitation, encore employée pour préparer les terres à maïs. Les autres outils étaient une charrue quatre corps Rabe Albatros, le déchaumeur Lemken Rubin 3 mètres de la ferme et une remorque quatre roues typiquement allemande chargée de 18 tonnes de blé.

Nos tracteurs étant équipés d’un chargeur, une épreuve de manutention avec godet et fourche à palette a été ajoutée. Mis à part le Fendt, ils étaient prédisposés pour le guidage GPS. Nous avons testé cette fonction sur ceux qui ont été livrés avec l’antenne et le terminal compatible, c’est-à-dire Massey-Ferguson et John Deere. Nous avons aussi programmé des séquences de bout de champ sur chaque concurrent, afin de mesurer les progrès effectués dans ce domaine chez la plupart des constructeurs. En revanche, nous n’avons pas essayé les compatibilités Isobus, les outils utilisés ne possédant pas de telles fonctions. Comme chaque année, un représentant du constructeur est venu répondre aux différentes interrogations après plusieurs jours de test.

Puissance à la prise de force

Les tracteurs ont ensuite pris le chemin de la station de la DLG. Chaque concurrent a subi une batterie de tests, en présence d’un représentant de sa marque. Pour ces tracteurs de polyculture-élevage, nous avons fait le choix de ne mesurer que la puissance à la prise de force et de faire l’impasse sur la puissance de traction. Sur ceux équipés d’un boost (John Deere et Valtra), la DLG a procédé à deux mesures : avec et sans ce boost. Sur le Deutz-Fahr, il n’a pas été possible techniquement de le désactiver. La seule mesure de puissance disponible est donc réalisée avec boost.

Lors de ces passages au banc, la DLG a mesuré les consommations de chaque tracteur et établi les courbes sur toute la plage de régime. Parce qu’il est difficile de se rendre compte de ce que représente un écart de quelques g/kWh, nous avons converti les consommations en €/kWh et en €/h. Nous avons pris l’AdBlue en compte, en plus du GNR, même si le coût de cet additif de traitement des gaz d’échappement est quasiment marginal sur la plupart des marques. Enfin, les ingénieurs de la DLG ont mesuré les capacités de relevage et les capacités hydrauliques de chaque engin, ainsi que la course du relevage.

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Test comparatif : Six tracteurs de 120 ch à l’essai