La faneuse portée Krone KW 7.92/8 frappe d’abord par son aspect « costaud ». C’est essentiellement dû à la section des poutres transversales et aux vérins, ressorts et doubles tulipes équipant la machine.

Elle ne pèse pourtant que 1 100 kg. Le choix de placer la poutre en double chape au niveau des articulations caractérise cette série « 2 ».

Châssis et attelage

Le châssis de la KW a la particularité d’être porté par un surchâssis. La section de la poutre transversale rectangulaire mesure 16 cm de large sur 9 cm de haut.

Au travail, les mouvements de la machine sont libres grâce à des stabilisateurs latéraux composés de ressort de pression logés à l’intérieur d’un tube coulissant.

Deux palettes amortisseuses en Eladur servent de frein. Profitant de la présence d’une roue de jauge avant, nous avons attelé le troisième point au trou oblong.

Côté hydraulique, un seul branchement est à effectuer. Du coup, la commutation entre le repliage et la mise en oblique se fait au moyen d’un boîtier assez lourd, qui nous encombre en cabine. Ce boîtier est alimenté en prise directe par le distributeur.

Trop grand pour tenir dans un des casiers de rangement du tracteur, il prend place tant bien que mal derrière notre siège.

Cinématique

Le cardan principal transmet les tours aux rotors via un boîtier de renvoi d’angle. L’entraînement de chaque segment du châssis est assuré par le système à 8 doigts Octolink. Un couple conique avec démultiplication anime les rotors.

Toupies

Les rotors ont des petits diamètres, et un écart identique entre eux. Chaque toupie est dotée de cinq bras porte-dents. Ces derniers sont pris entre une corolle supérieure et une autre inférieure. Les dents asymétriques sont en prise directe sur le tube porte-dents via cinq spires. Une différence de deux centimètres de longueur les distingue.

Réglages

Profitant de la roue de jauge optionnelle, nous avons pu régler la hauteur de travail parmi une douzaine de positions. L’angle de piquage était lui réglable selon quatre possibilités. Nous avons choisi l’angle maximal, donné par Krone à 19°. De plus, les dents sont aussi réglables. Une vis 6 pans les positionne plus ou moins pointées en avant.

Travail et suivi du sol

Une cordelette est nécessaire pour déverrouiller et déplier l’outil. Au repliage, une restriction s’applique pour que le côté gauche se relève en premier afin que les roues ne se percutent pas. Deux grands pneus sont aussi placés sous les rotors centraux. Une fois les réglages effectués, nous débutons le fanage dans une parcelle présentant pente, dévers et hétérogénéité. Nous avons réglé la prise de force du tracteur à 350 tr/min.

De prime abord, la tenue de la machine semble correcte, avec suivi du sol, amortissement et projection de l’herbe relativement homogène. Mais une fois la parcelle terminée, nous remarquons que de nombreux résidus se sont enroulés dans les dents et autour de leur fixation.

Le fanage de bordure se maîtrise pour nous en option, grâce à un vérin simple effet sur boule d’azote. Un repère permet de se réaligner.

Entretien

Les boîtiers d’entraînement des rotors sont lubrifiés à vie. En outre, les articulations à doigts ne sont pas lubrifiées. Mais on compte tout de même plus de trente graisseurs sur l’outil.

Remisage

Son aspect reste compact grâce au repliage des toupies extérieures vers l’intérieur. Une fois posée et les béquilles dépliées, la hauteur au remisage n’excède pas 3,15 m.

Sommaire

Essai comparatif : Neuf faneuses à huit toupies à l’épreuve