Après deux ans d’interruption liée au Covid, les amoureux de la race salers et des estives cantaliennes s’en sont donné à cœur joie le 29 mai dernier à Allanche (800 habitants), au cœur du Cézallier. La trentième fête de l’Estive a pulvérisé ses records d’affluence avec plus de 40 000 personnes venues de toute la France, admirer les troupeaux migrant pour l’été vers « leurs montagnes ». Pour Laurine, arrivée de Normandie avec ses trois jeunes enfants, « c’était l’occasion de venir voir des vaches salers « grandeur nature » et goûter de bons produits locaux ». Quant aux trois générations d’une famille de Bordeaux, ayant des origines dans le Cantal, elles sont venues participer à « cette fête joyeuse et gourmande » dont la promotion a atteint la côte atlantique.

Promouvoir un pays

« Nous participons à la fête de l’Estive en faisant défiler quarante de nos vaches depuis 2015. Notre fille, Annelyse, avait alors insisté avec raison pour que nous mettions en avant le fruit de notre travail, expliquent Dominique et Robert Flagel, éleveurs salers en système traditionnel avec traite à Ségur-les-Villas. Cette journée est géniale car nous réunissons une trentaine de membres de la famille et d’amis. Ils nous aident à encadrer le troupeau au milieu d’une foule impressionnante. Nous parcourons une dizaine de kilomètres avec les vaches et les veaux avant d’atteindre notre montagne d’estive. C’est une belle promotion de notre pays et de sa race locale, l’emblématique salers. L’occasion aussi de parler de notre passion qui n’exclut pas les difficultés comme les aléas climatiques et les pullulations de rats taupiers. Nous avons besoin de ces échanges avec le grand public qui découvre notre environnement. » Cet événement festif amène chaque printemps, une foule dans ce petit village de montagne où défilent une dizaine de troupeaux préalablement parés de fleurs et de cloches et bénis par le curé de la paroisse.

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Dans les campagnes : Le grand retour des fêtes locales