La contraction des disponibilités chez les principaux exportateurs se répercute sur les cours, qui dépassent ceux du blé meunier, tant sur le marché intérieur qu’à l’export. Une aubaine pour l’orge fourragère européenne, et plus particulièrement française, tandis que la Russie et l’Ukraine se font plus discrètes et que l’appétit de la Chine et de l’Arabie Saoudite ne faiblit pas. Ce sont ainsi 8 Mt (grains et produits) d’orges françaises qui devraient prendre le chemin de l’export, soit 0,7 Mt de plus qu’en 2017-2018. En partie au détriment de l’alimentation animale, pour laquelle le blé et surtout le maïs sont plus compétitifs. L’orge brassicole affiche quant à elle un écart de prix de 20 à 30 €/t avec la fourragère.