Pas une semaine sans que Lionel Dupont, 38 ans, producteur laitier à Gaël (Ille-et-Vilaine) ne poste un message sur le groupe WhatsApp de son Ceta cultures. Stockeur de céréales, il suit de près les cours : « Alertes, bon plan, tarifs, avis sur un matériel, stratégie…, nous échangeons sur tout. » Il publie aussi des photos et des vidéos relatives à des essais dans ses cultures.

Animer le réseau

« WhatsApp existait dans les quarante-six groupes du Ceta 35, mais le Covid a été un accélérateur. Il permet des échanges entre deux réunions, du transfert d’expériences ou de la veille », explique Hélène Descloux, directrice des Ceta Ille-et-Vilaine. « Nous avons, en moyenne, dix posts WhatsApp par jour sur le groupe Ceta cultures. 80 % du groupe est actif, contre 50 % auparavant », confirme Erwan Collin. Par ce biais, l’animateur cultures de l’organisme de formation envoie les convocations aux réunions, des messages techniques et des modules de formation. « Quelques jours avant la rencontre, je relance les adhérents. Je les sonde sur les questions qui se posent dans les champs pour affiner le programme. »

En période de confinement, l’organisme a remplacé les formations en présentiel par des sessions numériques à distance, en s’appuyant sur le logiciel Klaxoon et des classes virtuelles par visioconférence. Dès que cela a été possible, elles ont été couplées avec des séquences au champ.

Maintenir le contact

La structure a investi 1 000 euros dans une caméra et un micro mobile qui permet de zoomer et d’entendre celui qui prend la parole dans les visioconférences. Un outil très pratique pour le conseil d’administration et les groupes de travail quand certains membres ne peuvent pas se déplacer. Depuis le Covid, les formations mixtes, à la fois en distanciel et en présentiel, ont été conservées. Suivre le module numérique de 20 minutes avant la réunion permet de gagner en efficacité. Il peut être regardé sur téléphone, dans le tracteur, ou sur ordinateur, avec de nombreuses photos et vidéos commentées. « Le taux de participation est bon car la présentation est courte et essentielle à la formation qui suit. On gagne du temps pour les échanges au sein du groupe », estime l’animateur.

Si ces outils numériques sont efficaces par rapport à l’organisation du temps de travail, ils ne remplacent pas le contact humain. « J’ai besoin d’aller sur le terrain et de retrouver mes collègues pour la convivialité, assure Lionel. Le numérique vient en plus. Le présentiel, c’est ce qui permet d’avancer. » Isabelle Lejas

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