Céréalier à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise), Nicolas Philippon travaille sur 192 ha en système conventionnel. Il a toutefois acheté une herse étrille de 9 m il y a deux ans. « J’ai choisi une marque polonaise, Jar-Met. Je ne souhaitais pas investir beaucoup d’argent dans cette machine. Finalement, les réglages sont assez fins. Je m’en sers sur les blés et les orges de printemps. L’idée est de passer avant la levée, lorsque les adventices commencent à germer », explique l’agriculteur.

Des fenêtres réduites

Lors de son passage à l’aveugle, il travaille entre 1 et 2 cm de profondeur. Pour ses cultures désherbées mécaniquement, il réalise des semis un peu plus profonds pour éviter des dégâts lors de l’intervention de la herse étrille. « Il est parfois difficile de trouver des fenêtres climatiques adéquates en blé, c’est plus simple en orge de printemps. Par exemple, les conditions de 2019 ne m’ont pas permis d’effectuer un passage sur les blés. L’intervention est également complexe pour mes blés de betteraves, qui sont semés plus tard. Par contre, au printemps, il m’arrive de procèder plusieurs fois, et même plusieurs fois dans la journée, notamment en travaillant avec des passages croisés pour maximiser l’effet de la herse. De base, j’essaie d’ailleurs d’intervenir en étant un peu décalé de la ligne de semis », précise Nicolas Philippon.

Pas loin de 100 ha reçoivent un désherbage mécanique sur l’exploitation.

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