«En me convertissant au bio, j’ai tout de suite introduit le  binage des céréales sur l’exploitation. Ainsi, une partie de mes blés et de mes orges de printemps est maintenant semée avec un écartement de 25 cm. Je conserve pour le moment un espacement classique pour les blés de luzerne, l’avoine ou encore les méteils », explique François Terrier.

En plus de la bineuse, cet agriculteur possède une herse étrille et une houe rotative pour gérer les adventices. En 2018, il a complété sa panoplie par une roto étrille. « Je l’utilise pour un passage à l’aveugle, environ deux jours avant la levée. Cependant, je sème plus tard mes blés pour limiter la présence de vulpin, un désherbage avant l’hiver n’est donc pas toujours possible. » La roto étrille est également employée au stade tallage. « C’est la seule machine qui assure un travail sur 100 % de la largeur et elle est plus agressive qu’une herse étrille. Cependant, la culture doit être bien développée pour ne pas être endommagée ou recouverte. »

Bineuse et herse étrille

En sortie d’hiver, François Terrier intervient d’abord avec la houe rotative. « J’ai des limons dans la plupart de mes parcelles. La houe offre le double avantage d’écroûter et d’attaquer les adventices. La bineuse est ensuite utilisée dans les cultures semées à 25 cm. Dans l’idéal, je réalise deux passages par an. Un premier au stade tallage et un second à 1 nœud. » Les autres cultures reçoivent un passage de herse étrille et/ou­ de roto étrille.

La bineuse est de marque Agronomic, elle travaille sur 4 m, soit la largeur d’un semoir. Chaque parallélogramme est équipé d’une dent et bine un seul interrang. « J’interviens entre 1,5 et 2 cm de profondeur pour scalper la plante. Si le temps le permet, je repasse la herse étrille 48 heures après la bineuse pour achever les adventices. »

La machine est guidée par une roue trace. C’est-à-dire que le semoir est équipé d’un coutre circulaire qui va réaliser une trace au semis. Un coutre placé sur la bineuse reprend ensuite cette trace pour guider la machine via un parallélogramme piloté par des électrovannes. « Ce système est adapté aux cultures de printemps mais, pour le blé, la trace est parfois difficile à retrouver après un hiver humide. De plus, si je passe la herse étrille ou la houe avant, elle peut s’effacer. Je relève donc quelques éléments sur la herse ou la houe au niveau de la trace pour éviter de la recouvrir. Par contre, ce système est très efficace­ dans les dévers », précise François Terrier. Ainsi, l’exploitation dispose des quatre principaux outils pour le désherbage mécanique. « Selon les années, les cultures ou les terres, je peux tester différentes choses et à différents stades de développement », conclut l’agriculteur.

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