Les cotations des agneaux ont plongé au premier trimestre. La baisse saisonnière a été beaucoup plus prononcée que d’habitude, avec des prix moyens en recul de 10 % par rapport à 2016, et même de 16 % par rapport à 2015. Un afflux massif d’agneaux lacaunes issus du bassin de Roquefort a tiré les prix vers le bas. Le plongeon a été d’autant plus rude que, cette année, les agneaux britanniques et irlandais affichaient des tarifs particulièrement bas.

La demande, toujours morose, n’a pas pu absorber cet excès d’offre. Les fêtes religieuses ont redonné quelques couleurs aux prix. Néanmoins, le pic lié aux fêtes pascales est resté largement inférieur aux années précédentes, ne permettant pas de compenser les pertes subies. En revanche, le ramadan, en mai-juin, a permis d’annuler le recul saisonnier des cours.

Les deuxième et troisième semestres sont restés calmes. La pression des importations britanniques s’est allégée, et l’offre française a reculé entre juin et septembre. Malgré une demande faible, cette offre modeste a permis l’équilibre du marché et le maintien des cours à un niveau relativement élevé. Les prix sont finalement repartis à la hausse au cours du quatrième trimestre.

Le cheptel ovin est resté quasiment stable en 2017 par rapport à 2016, dans un contexte global d’effritement de la production française.

En revanche, le recul de la consommation se poursuit, la viande pâtissant de son prix élevé. Les achats des ménages ont reculé de 4 % en quantité au cours des neuf premiers mois de 2017 par rapport à 2016, pour un prix de détail moyen stable.

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Rétrospective/2017 : Le bilan des productions végétales et animales