Durant la campagne 2016-2017, le volume des ventes en vrac recule de 5 % pour les vins sans indication géographique et de 7 % pour les IGP, du fait de la petite récolte de 2016. Après plusieurs années de hausse, les cours se réajustent à la baisse, ce qui réduit encore le chiffre d’affaires des vignerons.

Dans la plupart des appellations, en revanche, les cours du vrac continuent à progresser. C’est le cas de l’AOP Bordeaux, où le prix moyen progresse de 2 % en rouge et 5 % en rosé. De son côté, l’AOP Côtes-de-Provence rosé regagne des parts de marché, avec une progression de 20 % en volume.

À l’export, les vins français enregistrent un record. Les ventes grimpent à 8,83 milliards d’euros, grâce à une progression conjointe des volumes de 3,9 %, ainsi que des prix moyens de 7,5 %. La progression est particulièrement forte sur la Chine et les USA, le marché américain grimpant à la première place dans les exportations françaises.

En 2017, le gel, la grêle et la sécheresse se conjuguent pour réduire la production dans la plupart des régions. Avec seulement 36,8 millions d’hl annoncés, c’est la plus petite récolte depuis dix ans en France. Et pour la première fois, les deux autres grands pays producteurs, l’Italie et l’Espagne, sont touchés en même temps. Une situation inédite qui ouvre des opportunités aux pays du nouveau monde pour gagner des parts de marché, à un moment où la consommation mondiale continue de progresser. Pour éviter de perdre des clients, les caves vont devoir gérer au mieux le manque de volume en jouant sur les stocks.

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Rétrospective/2017 : Le bilan des productions végétales et animales