Le faible rendement de 2016 (26 q/ha) ne semble pas avoir eu d’effet sensible sur les surfaces de cette année. Avec 207 000 hectares, la perte, qui n’est que de 8 000 ha, est imputable en grande partie aux régions Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France, tandis que Grand Est et Nouvelle-Aquitaine voient leurs surfaces progresser. Les rendements sont en hausse dans la plupart des régions, pour une moyenne qui fait un bond de 10 q/ha, et une production d’environ 740 000 t, en hausse de près de 200 000 t, la meilleure performance de la décennie.

La production canadienne, après le record de l’an dernier (4,8 Mt), chute de plus de 1 Mt, en raison, à la fois, d’une légère baisse des surfaces et d’une moins bonne productivité (moins de 23 q/ha, contre 27 q/ha en 2016). D’autre part, l’Ukraine confirme son irruption sur le marché du pois, tout comme plus modestement, la Lituanie.

Sur le marché intérieur, l’écart de prix avec le blé (environ 40 €/t) et la crainte d’un approvisionnement irrégulier continuent de susciter les réticences des fabricants d’alimentation animale.

Il faudra donc compter sur l’export, malgré un euro qui reste fort, et en dépit des concurrences canadienne, ukrainienne et anglaise. En début de campagne, près de 90 000 t ont déjà été expédiées vers l’Inde (190 000 t pour l’ensemble de l’année précédente). Toutefois, en raison de bonnes récoltes domestiques en cultures légumineuses, l’Inde a récemment mis en place une taxe de 50 % sur les importations, ce qui n’est évidemment pas de bon augure pour la deuxième partie de campagne.

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Rétrospective/2017 : Le bilan des productions végétales et animales