Une grande stabilité des surfaces d’orge est notée, avec 1,928 Mha (+ 10 000 ha). Les variétés d’hiver restent majoritaires, avec près de 75 % des surfaces, mais abandonnent 70 000 ha au profit des orges de printemps (490 000 ha), qui retrouvent leur niveau de 2015. La région Grand-Est représente à elle seule près du quart de la superficie totale et de la moitié des orges de printemps. Bien qu’en nette progression par rapport à ceux de 2016, les rendements sont toutefois en deçà de ceux de 2015. La moyenne s’affiche à 63,4 q/ha pour l’ensemble des orges, à près de 65 q/ha pour celles d’hiver et 59 q/ha pour celles de printemps. La production globale atteint 12,2 Mt (10,4 en 2016 et 13 en 2015), dont 23 % pour les orges de printemps. À l’inverse, celle de l’UE serait en baisse à 58,5 Mt (60 en 2016), en raison d’une réduction des surfaces mais surtout d’une chute de la production espagnole de 9,3 Mt en 2016 à 5,6 Mt en 2017.

Les surfaces mondiales d’orges sont proches de leur plus bas niveau historique (47,7 Mha selon l’USDA), tandis que le rendement moyen (à peine 30 q/ha) ne progresse que faiblement depuis cinq ans. La production mondiale régresse à moins de 142 Mt, contre 147 en 2016 et près de 150 en 2015. La production australienne ne serait plus que de 8 Mt, après avoir culminé à plus de 13 Mt l’an dernier, tandis que la Russie enregistre une récolte record à 20,5 Mt. La consommation mondiale serait elle aussi en recul à 147 Mt, tout comme le stock de fin de campagne à 19 Mt, contre 24 et 26 Mt les deux années précédentes.

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Rétrospective/2017 : Le bilan des productions végétales et animales