Parmi tous les éleveurs que nous avons interrogés sur l’abandon du robot de traite, plusieurs ont évoqué un agrandissement important du troupeau. Plutôt que d’ajouter un deuxième, voire un troisième robot, un Gaec de Haute-Marne a ainsi préféré construire un roto : « Un pari sur l’avenir et un nouvel agrandissement de notre troupeau ». La revente du robot d’occasion a payé une partie du gros œuvre nécessaire à la mise en place du manège, dans une extension du bâtiment.

Changement de structure

Le changement de structure d’exploitation, comme lors de l’éclatement d’un Gaec, est aussi un facteur d’abandon du robot, en particulier pour les installations multistalles qui ne peuvent pas fonctionner indépendamment l’une de l’autre. Pour les nouveaux installés, cela peut être la conversion au bio ou l’entrée dans une AOP dont le cahier des charges interdit l’utilisation du robot de traite (Comté). Enfin, nous avons rencontré un éleveur qui, acculé par les dettes, a revendu son robot pour répondre à un besoin urgent de trésorerie. Il a remis en service son ancienne installation de traite, qui n’avait été que partiellement démontée.

[summary id = "10022"]

Sommaire

Robot de traite : Quand le stress pousse à l’abandon