«Nous avons beaucoup à apprendre en nous ouvrant au monde. » C’est dans cet état d’esprit que Benjamin Pottiez et Linda Rabah, salariés de l’Institut de Genech (59), dirigent l’association Comité Départ. Ils accompagnent des élèves ou étudiants du lycée dans des « projets de mobilité solidaire » : l’élaboration de « périmètres maraîchers » ou la création de poulaillers au Sénégal et au Bénin. Le dernier en date a concerné la construction de maisons et la rénovation d’écoles au Cambodge.

Engouement chez les jeunes

Une trentaine de jeunes et des membres du personnel de l’Institut y étaient présents en février. Ils auraient pu être beaucoup plus. « C’est difficile pour nous mais nous sommes obligés de faire une sélection », regrette Benjamin Pottiez.

Grâce au bouche-à-oreille, de plus en plus d’élèves et étudiants veulent tenter l’expérience. « C’est un séjour qui est humainement très fort. On apprend à prendre du recul sur notre situation personnelle et à prendre conscience de la réelle valeur des choses », expliquent d’anciens participants.

Un modèle de pédagogie

À leur retour, les élèves et étudiants s’estiment « beaucoup plus mûrs et ouverts aux autres ». Benjamin Pottiez, enseignant à l’Institut, admet que ses élèves « apprennent beaucoup plus en une semaine sur des projets solidaires à l’étranger qu’en une semaine de cours. Certains jeunes reviennent transformés et s’impliquent davantage en classe. »

La mobilité solidaire : une piste à étendre à tout l’enseignement agricole ?