« Notre stabulation de quatre-vingts places ne consomme que 20 tonnes de paille par an », se réjouit Cédric Thénot, installé en Gaec avec sa mère Marie-Noëlle à Ambert, dans le Puy-de-Dôme. La stabulation comprend deux cases en logettes, pour un total de cinquante-six places en tête à tête. Aucun brin de paille n'y est nécessaire. La troisième case, de vingt-huit places, accueille une aire paillée avec un racleur de 4 mètres de large commun aux deux autres cases.

« Nous avons souhaité installer deux types de couchage, car nous ne savions pas comment les animaux allaient se comporter dans les logettes, se souvient Cédric. Et surtout si ce système pouvait engendrer des problèmes d'aplombs. »

Après deux ans de fonctionnement, les vaches s'habituent aux logettes. « Seuls les taureaux sont réticents », ajoute Marie-Noëlle. Du coup, ils restent dans une case paillée le long du pan ouvert, près des box à veaux. Lorsqu'une vache est en chaleur, elle est orientée vers cette case.

TEMPS DE TRAVAIL RÉDUIT

« Depuis que nous avons avancé les vêlages à l'automne, les vaches qui hivernent dans les logettes sont saillies le plus souvent au pré, avant l'entrée en bâtiment, indique le couple. Nous réservons l'aire paillée à celles qui sont fraîchement vêlées ou qui n'ont pas encore vêlé. »

Chaque case est dotée d'un box pour les mises bas et d'un autre pour les veaux sur aire paillée. Les veaux y accèdent par un portail sélectif classique. « Ils circulent dans les logettes mais ils salissent peu », constatent les éleveurs.

En dehors des économies de paille qu'il génère, ce bâtiment est moins exigeant en temps de travail que les aires paillées classiques. « Hormis le temps de paillage réduit, nous n'avons pas besoin de curer tous les deux mois », insiste Cédric. L'épandage du lisier ne demande que trois jours par an. La Cuma à laquelle nous adhérons disposait déjà d'une tonne à lisier. Du coup, la gestion de cet effluent n'a pas posé de problème. Le raclage des deux couloirs de 4 m est automatique. Au bout un système, un va-et-vient transversal envoie l'effluent dans la fosse de 450 m3.

« Nous sommes très satisfaits de l'ambiance, concluent Cédric et Marie-Noële. Les vaches sont beaucoup plus calmes dans les logettes. »

1. Racleur. Un racleur de 4 mètres de large est placé derrière le cornadis. Il est commun aux trois cases de vingt-huit places et permet d'économiser de la paille.
2. Deux parcs. L'aire paillée peut être divisée en deux parcs de quatorze places grâce à un jeu de barrières.