«La vaccination est à intégrer dans un ensemble de bonnes pratiques de conduite du troupeau, recommande Etienne Gavart, du GDS 14. On ne doit pas compter sur elle pour rattraper ce qu’on fait mal par ailleurs. » Le logement doit être sain (ventilé, pas humide, litière propre), la concentration en animaux doit respecter les normes. L’alimentation doit fournir un équilibre énergie-azote et un apport suffisant d’eau, de fibres et d’oligoéléments, en particulier en sélénium, cuivre, zinc et iode, impliqués dans les mécanismes immunitaires.

Le plan d’action doit être réfléchi avec son vétérinaire, pour adapter la vaccination aux risques spécifiques de l’élevage. Ainsi, un éleveur qui achète régulièrement des animaux a intérêt à vacciner systématiquement contre la BVD. Avec une nurserie dans laquelle les veaux toussent, il faut renforcer la prise du colostrum et vacciner les mères avant vêlage. Dans le cas de mises bas au pâturage, en revanche, une protection contre le virus syncytial est moins nécessaire.

Démarche globale

« La vaccination s’inscrit dans une démarche globale car les maladies sont pour la plupart multifactorielles », confirme Arnaud Bolon, vétérinaire technique au laboratoire Merial. Il souligne aussi le rôle des maladies dites « intercurrentes », qui se surajoutent à une maladie déjà présente. Ainsi, la BVD et la paratuberculose diminuent l’immunité des animaux, qui deviennent plus sensibles à d’autres pathologies. « La maîtrise globale permet d’améliorer la réponse vaccinale, donc de limiter les risques de maladies. »