« Nous accompagnons tous les types de projets d’installation, à partir du moment où le plan de financement le prévoit, explique Florian Breton, fondateur de la plate-forme Miimosa. Ces dossiers représentent environ 30 % des campagnes en dons avec une contrepartie, et 15 à 20 % de ceux en prêts participatifs. »

Cofinancés

Depuis sa création en 2015, Miimosa a suivi 1 500 projets, dont 70 %  sont agricoles. Deux autres plates-formes se sont spécialisées dans le secteur : Bluebees, qui a soutenu plus de 250 dossiers, et Agrilend, qui propose uniquement des prêts rémunérés.

Les financements participatifs s’adressent à tous les types de projets. La majorité des installations sont cofinancées. Le financement participatif représente 20 à 30 % du plan de financement, le solde étant assuré par la banque. Les crédits bancaires permettent des montants et des durées qui correspondent davantage aux besoins d’une installation. En contrepartie, les garanties sont plus importantes.

Sur Miimosa, le montant d’une collecte de dons va de 1 000 à 70 000 € (6 500 € en moyenne). « Pour une campagne de dons avec une contrepartie, le principal critère de sélection est la motivation du porteur de projet. Nous acceptons sept dossiers sur dix, explique Justine, responsable projets chez Miimosa. Il faut que le jeune soit prêt à s’investir quelques minutes par jour pour faire sa promotion et mobiliser son réseau. »

Sans garantie

Les prêts participatifs ne demandent ni caution, ni garantie, ou nantissement sur les stocks. Chez Miimosa, le montant d’un prêt oscille entre 15 000 et 200 000 €, pour une durée maximum de sept ans. La moyenne est de 50 000 € à un taux de 3,5 %.

« Pour choisir les dossiers, nous analysons trois critères : la situation financière de l’entreprise, son environnement concurrentiel et le porteur de projet, détaille Florian Breton. Nous avons une grille de lecture proche de celle des banques pour étudier les risques inhérents. En revanche, n’étant pas soumis à la même réglementation et en capacité de prêter sans garantie, nous en finançons certains qui ne seraient traditionnellement pas accompagnés par d’autres partenaires. »