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Dossier 2. John Deere 131 : dix ans de service

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Protections. Les protections latérales sont en tôle. Elles sont verrouillées. Une clé est nécessaire pour les replier au transport.

La 131 en impose avec son châssis avancé. Il tire le lamier, assisté par une suspension oléopneumatique. Les fines assiettes facilitent le transfert de la matière.

La 131 arrive à la ferme par la route, attelée à un 6125 R AutoPowr. Nous la dételons pour mieux apprécier l’attelage. Il s’effectue aisément avec un triangle Accord qui s’emboîte au niveau du faux châssis. Avant de connecter l’hydraulique et la prise de force, nous rabattons la cale qui maintient le faux châssis en position haute lorsque la 131 est décrochée. Pour l’hydraulique, seul un simple effet est nécessaire. Quant à l’arbre de prise de force, sa connexion est rendue contraignante par sa longueur. Nous terminons par attacher les chaînes qui serviront à bloquer le relevage au travail.

Il est temps de se rendre au champ. Une poignée verrouille la faucheuse en position transport. Avant de démarrer la prise de force, quelques réglages sont requis. Un autocollant indique la hauteur à respecter pour le bon fonctionnement de la suspension. Une longueur de 500 mm est conseillée par le constructeur entre le faux châssis et celui du lamier. Pour être précis, un mètre à ruban est un plus. Il est néanmoins possible d’estimer la bonne distance grâce à la longueur de la cale de remisage, qui correspond à la cote du réglage. Une fois cette hauteur validée, il est important de verrouiller le relevage à l’aide des chaînes reliant la faucheuse au tracteur.

Un châssis imposant

Il reste une dernière manipulation, et pas des moindres : la pression du circuit oléopneumatique de la suspension. Elle nécessite une clé de 18 (fournie) afin d’ouvrir une vanne quart de tour sur le circuit situé au-dessus de l’attelage. Le réglage est fait en cabine à l’aide d’un distributeur. La pression recommandée est de 75 bars. Dommage que le manomètre soit trop petit pour être lisible depuis la cabine. Une fois la vanne fermée, nous sommes opérationnels.

Au travail, le lamier suit les contours du terrain. L’imposant châssis masque la visibilité sur l’avant du tracteur. Sur les côtés, elle reste très bonne. Dans la zone très accidentée de la parcelle, la faucheuse est venue en butée haute. Des tampons en caoutchouc amortissent les éventuels chocs. Nous préférons raccourcir les chaînes du relevage afin de gagner en hauteur sous châssis. Après un aller-retour, les agriculteurs qui nous accueillent sur leur ferme ont jugé que la fauche était trop haute. Il suffit d’allonger de quelques tours le troisième point afin de faire piquer le lamier. Au bout du champ, un seul distributeur est nécessaire pour le relever. Le relevage ne bouge pas. Le dégagement sous le lamier est de 50 cm. Nous repartons pour plusieurs allers-retours. Face à une bosse, le lamier se soulève et recule légèrement. La faucheuse a tendance à piquer dans la bosse avant de suivre le terrain. Nous plions quelques couteaux mais aucun ne casse.

Lamier. L’entrée de la puissance se fait par un des tambours latéraux, à gauche de la machine. Une cascade de pignons entraînent les huit assiettes à un régime de 2 986 tr/min. La largeur de coupe de la 131 est de 3,04 m. Le lamier est mécanosoudé. De forme rectangulaire, les assiettes sont les plus fines du test. Les contre-couteaux sont démontables. En revanche, le changement rapide des couteaux est en option. Ces derniers pivotent sur 200 ° sur leur axe. En cas de gros choc, une rainure sur l’axe cède. Il n’y a pas de système pour retenir l’assiette, qui est complètement séparée du lamier.

Pour le remplacement de pièce, l’axe entier solidaire du pignon est à changer. Il faudra se doter d’outils et démonter plusieurs vis. Le lamier repose sur des patins positionnés au niveau de chaque assiette et sur deux de chaque côté du lamier.

Conditionneur. Il est entraîné du même côté que le lamier par 3 courroies trapézoïdales. Le conditionneur de 2,80 m de large se compose de 54 doigts en V. Ils travaillent sur la tranche, sur une longueur de 15 cm par doigt. Fixés par leur extrémité, ils s’effacent aisément en cas de passage d’un corps étranger. Le serrage de la tôle du conditionneur est modifiable selon 6 positions. Une poignée sur le côté de la machine facilite le réglage. L’ouverture varie de 2 à 10 cm entre l’extrémité des dents et la tôle. Derrière, le flux est recentré par des tôles dont le réglage s’effectue sans outil, de 150 à 195 cm (andain).

Dételage. Avant de poser la faucheuse, il faut décrocher les chaînes au niveau du relevage, descendre la béquille à gauche de la faucheuse et ne pas oublier la cale. Elle maintient le châssis supérieur en hauteur. Un crochet retient l’arbre de prise de force au remisage. L’entretien de la 131 est basique. Il requiert le graissage de l’arbre à cardan et six autres sur les points d’articulation.

Une suspension oléopneumatique

Le suivi du sol de la 131 est assuré par un lamier dit « traîné ». Elle est dotée d’un châssis supérieur fixe qui tire le lamier. Il est imposant, haut et large de 120 cm. Le lamier et le conditionneur sont reliés au châssis par 3 biellettes, dont 2 latérales et 1 centrale. Deux vérins hydrauliques forment un faux parallélogramme avec les deux biellettes. L’un des vérins est à double chambre, dont l’une est connectée à un accumulateur oléopneumatique. Il soutient le lamier. La pression du circuit est réglable de 60 à 100 bars afin d’alléger plus ou moins le lamier. Les autres chambres servent à relever la faucheuse. L’articulation centrale assure un débattement transversal du lamier. Le débattement total est de 750 mm, dont 480 mm positifs et 280 mm négatifs. Lors de la rencontre d’un obstacle ou du passage d’une bosse, le lamier se soulève et recule, puis revient en position.

Fiche technique

    Largeur de coupe : 3,04 m

    Nombre d’assiettes : 8

    Conditionneur : doigts en acier en V sur 2,80 m

    Régimes conditionneur : 888 et 615 tr/min.

    Châssis : traîné

    Suspension : oléopneumatique

    Hydraulique : 1 simple effet

    Poids : 1 300 kg

Le récap
Les points positifs
  • Autocollants informatifs.

  • Lamier le moins épais du test.

  • Réglages des volets d’andainage.

  • Partenariat avec un leader.

Les points négatifs
  • Porte-à-faux et poids.

  • Taille du manomètre.

  • Changement rapide des couteaux en option.

  • Sécurité lamier sans retenue de l’assiette.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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